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Quand l’officine fait déchanter
Le métier de préparateur attire toujours, mais les conditions de son exercice en font partir plus d’un. L’Observatoire des métiers dans les professions libérales a livré à Porphyre les résultats d’une grande enquête sur l’insertion professionnelle des préparateurs.
Les trois quarts des jeunes diplômés préparateurs restent en officine. Pour un temps seulement… Une vaste enquête de l’Observatoire des métiers dans les professions libérales (OMPL), que nous avons pu consulter en avant-première, lève le voile sur les intentions de carrière des jeunes diplômés et des élèves de BP2. Le constat est plutôt mitigé.
Trois ans après leur entrée en formation, deux tiers des anciens apprentis sont encore dans la branche. Ce chiffre (66 à 67 %) excède le taux national d’insertion, tous secteurs d’apprentissage confondus (62 %). Il atteint même 70 % chez les préparateurs formés par contrat de professionnalisation. Mais près de la moitié des anciens apprentis auront déserté l’officine trois ans plus tard.
Un préparateur averti en vaut deux
Chez les apprentis, les départs de l’officine débutent dès l’entrée en première année de formation (6 à 8 %), pour se poursuivre après le diplôme. Avec un pic de sorties en seconde année de BP. Année difficile ? Désillusion, une fois bien ancrés sur le terrain ? La prise de conscience des réalités du métier semble avoir un impact sur plus d’un tiers des projets professionnels. Près de la moitié (44,6 %) des élèves en BP2 reconnaissent que leur image de la profession a changé depuis leur entrée en formation. Et pour la majorité d’entre eux, le tableau s’est assombri : salaire trop faible, manque de reconnaissance, de responsabilités ou de perspectives d’évolution, aspect trop commercial du métier…
Ces découvertes sur le terrain ont des conséquences. À peine plus de la moitié (53 %) des élèves en BP2 sondés projettent de travailler en officine à la fin de leur formation…
Encadré : L’enquête « L’insertion des bénéficiaires d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation »
> Problématique : une baisse du nombre de préparateurs en début de carrière est observée.
> Objectif : caractériser les deux populations de candidats au BP (apprentis et contrats de professionnalisation) et l’usage des deux dispositifs ; mesurer l’insertion des diplômés et analyser leur mobilité en début de carrière.
> Finalité : proposer des pistes pour ajuster la politique de formation de la branche et optimiser les moyens alloués.
> Méthodologie : enquête téléphonique réalisée en février 2015 auprès de 100 pharmaciens, questionnaire en ligne auprès de 1 033 anciens élèves et de 981 BP2 ; étude quantitative
à partir de données de la caisse de retraite Klesia.
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