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Karen fait fait fait c’qui lui plaît plaît plaît
Elle a la pharmacie dans la peau. Ses plus beaux défauts sont la curiosité et la performance. Karen se sent comme un poisson dans l’eau… fficine.
Ses parents lui souhaitaient de faire quelque chose qui lui plaise. Le « truc de Karen » a toujours été la pharmacie. « Après mon bac, je voulais exercer une activité en rapport avec la médecine, mais ne pas travailler dans un hôpital, avec un aspect commercial et relationnel ». Son goût du contact et du commerce exploré lors de boulots ponctuels d’animatrice de colo ou aux Galeries Lafayette ou au Printemps est probant. Ce sera donc pharmacie. Mais en franchir les portes a demandé courage et persévérance.
Promenade de santé
Bachelière en 1991, Karen vise la faculté de pharmacie. Elle échoue deux fois au concours d’entrée à Paris-Descartes. Dont une de justesse. « Je suis arrivée 270e ; ils en prenaient 250, ce qui représente trois points d’écart ». Il en faut plus pour la décourager. Au détour d’un boulot d’assistante dentaire, la jeune fille entend parler de la profession de préparateur. Elle s’inscrit au CFA de Paris et décroche aisément un contrat de qualification. « J’ai cherché une pharmacie dans l’annuaire et j’en suis ressortie avec ma lettre. Les titulaires voulaient que je vienne tout de suite ». Elle est motivée, et ça se voit. Le BP s’avère une promenade de santé. Avec 18,5 de moyenne, il est sa revanche : « Préparatrice, c’était un espoir, je restais dans la branche. J’étais super contente ».
Défis en rafale
Envie et conviction, voilà ce qui a poussé et pousse encore la préparatrice. Premier défi, suivre ses « patrons » dans leur nouvelle officine. Passer du 9-3 au VIIIe arrondissement de Paris, changer de clientèle, remettre en état la pharmacie, y compris le dimanche, tout est plaisir. « Je fais les choses à fond », concède-t-elle, avec un sens du devoir et du travail bien fait. « C’est une passion, la pharmacie. Je suis dedans, comme un acteur sur scène ». Elle suit alors les cours d’homéopathie d’Albert-Claude Quemoun, président de l’Institut homéopathique scientifique, tous les dimanches matin, à plus d’une heure de métro de chez elle. « J’étais la plus jeune, et entourée de médecins. Les cours portaient surtout sur la prescription. J’avoue que je n’y comprenais pas grand-chose. J’ai tout de même retenu quelques informations et l’intervenant était captivant ». Elle continue avec des formations plus en phase avec sa pratique : dermocosmétique, phytothérapie, parapharmacie, médication familiale, diététique…
« Positive attitude »
« Je fais le tri parmi mes connaissances pour offrir la meilleure aide possible, en intégrant un conseil hygiéno-diététique ou parapharmaceutique ». Sa satisfaction se nourrit des retours des clients. Son sourire et sa « positive attitude » ont séduit la clientèle populaire de banlieue parisienne comme celle des Qataris des Champs-Élysées. « Tout me plaît. Il existe tant de choses différentes à faire : poser une chevillère, passer une commande, le merchandising, délivrer un conseil… C’est tellement complet, comment s’ennuyer ? » C’est elle que ses collègues sollicitent quand un problème se pose. « Karen, c’est celle qui est très carrée », disent-ils. Et sa journée s’achève avec la théorie. « Dorosz et Porphyre sont sur ma table de chevet ». Jamais déçue, Karen ? « J’aurais pu faire quelque chose de plus valorisant, mais si ce que je fais me plaît, n’est-ce pas le plus important ? » Sans doute.
Karen Stioui
Âge : 41 ans.
Formation : BP.
Lieu d’exercice : Soisy-sous-Montmorency (95).
Ce qui la motive : être utile, apporter du positif et tenter de rendre mon petit monde meilleur.
Si vous étiez un titulaire ?
J’insufflerais la motivation dans l’équipe et pousserais à la formation en faveur d’un conseil performant.
Si vous étiez un client ?
Je serais confiant, à l’écoute de tout ce que l’on pourrait me conseiller.
Si vous étiez un médicament ?
De l’acérola, une petite baie rouge pleine de tonus !
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