Le paiement mobile : c’est dans la poche !

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Publié le 1 juillet 2022
Par André-Arnaud Alpha
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Si le marché des solutions de paiements mobiles peine à émerger, il reste néanmoins très prometteur. Avec le développement d’applications, comme l’arrondi d’un paiement, la définition de pourboires ou de notes feed-back par le client, le terminal de paiement se transforme en outil marketing à part entière.

FAMOCO

Une offre à venir à moindre coût.

Comptant Orange, la BPI, la SNCF et la BNP parmi ses actionnaires, Famoco continue sa percée sur le marché des terminaux et solutions de paiement (Soft Pos). Profitant de l’allégement des normes bancaires régissant les paiements par cartes (certification PCI PCOS), l’entreprise permet de transformer des appareils sous Androïd – tel qu’un Smartphone – en terminal de paiement. A l’image de mastodontes tels que Worldline (ex-Ingenico), Verifone et Pax, Famoco produit et livre ses terminaux, notamment le FX205 SE et se charge, en plus, des installations logicielles. La pharmacie des Musées dans le 3e arrondissement de Paris teste sa solution en version pilote. Se glissant dans une poche et à peine plus lourd qu’un Smartphone, il est résistant aux chocs et aux liquides. Côté logiciel, il permet tout ce qu’il est possible de faire sur un Smartphone : paiement en NFC, scan d’un QR Code, transmission de tickets par SMS et – qui sait ? – peut-être plus tard, accès aux fonctions du LGO, gestion du click and collect… Misant sur l’allégement des normes bancaires, Famoco annonce prochainement une solution plus abordable que celles proposées habituellement.

MYPOS WORLD

Un accès immédiat aux fonds.

Lancée en 2014 en France, myPOS World (représentée par Payment Technology) équipe près de 30 000 professionnels. « Contrairement aux solutions fournies par les établissements bancaires qui intercalent 2 jours ouvrés entre le paiement et l’accès aux fonds, notre solution ne prend qu’une seconde », argumente Jean Beaubois, directeur de la stratégie chez myPOS World. Autre différence par rapport à la plupart des offres bancaires, myPOS ne facture, après achat du TPE, qu’à la transaction : 1,65 % du montant + 0,05 €. « Ce mode de facturation convient parfaitement aux activités connaissant des pics saisonniers : en été, des pharmacies du littoral auront davantage de TPE pour gérer l’afflux de vacanciers qui ne lui coûteront rien le reste de l’année », poursuit Jean Beaubois. En support matériel de sa solution, myPOS propose le terminal N86 du constructeur Nexgo sous Androïd 9.0. Robuste et portable, ce TPE est résistant à la poussière, aux chocs et à l’eau (certifié IP54 et ATEX). Il est en plus doté d’un lecteur de code barre 2D et 3D, d’une imprimante thermique à grande vitesse, de hauts-parleurs et se connecte en 3G, 4G, Bluetooth et wifi.

CASTLES TECHNOLOGY

Une multiplicité d’applications.

Quatrième constructeur de TPE, après Worldline, Verifone et Pax, le taïwanais Castles Technology s’est créé en 1993 et vend, depuis 2014, ses produits dans près de 160 pays à travers ses 25 filiales. Misant sur le système d’exploitation Androïd, Castles Technology propose notamment le Saturn 1000, un terminal de paiement à la pointe des innovations technologiques et des normes de sécurité bancaires. Certifié PCI PCS 6.0 (normes bancaires), le Saturn 1000 présente des niveaux de sécurité valables jusqu’en 2035. Fonctionnant sur Androïd 9.0, le terminal est doté d’un écran couleur tactile 5.5 pouces, de 2 caméras, des réseaux Bluetooth, wifi, 4G et 3G et même de prises pour brancher un casque audio. Reste à inventer les applications liées aux paiements : pour laisser un pourboire (comme déjà dans certains restaurants), scans des QR Code durant la pandémie, arrondis lors du paiement pour les micros-dons, la notation du client pour le service, ou encore, en utilisant la vidéo, pour des argumentaires produits, la gestion des promotions, la fidélité… Avec le Saturn 1000, la technique est là, à vous d’inventer les usages.

INGENICO

Encaissement et paiement.

Axium est une solution de caisse mobile qui fonctionne sous Androïd et qui intègre directement la fonction de paiement. Elle permet donc aux commerçants de commander, d’encaisser, d’accepter tous les moyens de paiement et de gérer le point de vente depuis un point d’accès unique. Le terminal Axium D7 a été conçu pour optimiser l’espace d’encaissement et faciliter l’accompagnement du client. Avec la tablette Axium, le commerçant peut consulter internet, utiliser des applications Androïd, lancer son application d’encaissement et interagir avec le terminal de paiement lorsque nécessaire. Il est doté d’un clavier physique pour la partie paiement, d’un écran 7 pouces et de deux caméras lui permettant de lire et de traiter les codes barres. Avec son imprimante, l’Axium D7 édite facturette et ticket de carte bancaire. Les services Cloud qui lui sont intégrés permettent d’administrer la tablette à distance, d’effectuer les mises à jour de sécurité, de fournir un service de rapport financier.

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GROUPE INTERWAY

Logiciel et matériel.

Figurant parmi les plus importants prestataires monétiques français, le groupe Interway fournit un ensemble de solutions de digitalisation et de marketing dédiées aux points de vente. « Terminaux de paiement, bien sûr, mais aussi bornes de commande, distributeurs de gels, affichages dynamiques, diffusions d’ambiances sonores…, nous accompagnons aussi bien le boucher du coin que de grandes enseignes », explique Clément Bogaert, chef de produit. Interway fournit et entretient notamment les 25 000 terminaux de paiements livrés par Natixis et la totalité des points d’encaissement des restaurants Mc Donald. Employant des développeurs, Interway est aussi capable de coupler logiciels et matériels selon les demandes de ses clients. L’entreprise a, ainsi, fourni aux employés des stations de lavage de véhicules Eléphant Bleu des terminaux PAX A920 qui intègrent une application « maison ». « Les employés s’occupent du lavage des véhicules. Une fois terminé, ils n’ont pas à ressaisir en caisse le lavage souhaité et peuvent tendre directement leurs terminaux de paiement aux clients pour le règlement », explique Clément Bogaert.