PDA : l’erreur n’est pas qu’humaine !
L’automatisation de la préparation des doses à administrer (PDA) limite les tâches manuelles, ce qui constitue un atout en période de pénurie de main-d’œuvre et, surtout, apporte une solution technologique sécurisante. Certes le risque zéro n’existe pas, mais l’enjeu se situe davantage sur la pertinence des contrôles.
OPILL VISION
17 500 € + logiciel à partir de 300 €/mois.
Rentable dès 100 patients.
Distribué depuis six mois, Opill Vision est la nouvelle production de My Pill Dose. « Nous avons souhaité rendre abordables les systèmes de vérification et de contrôle de PDA. Opill Vision est rentable à partir de 100 patients », argumente Elena Fernandez, chargée du marketing. « Pour notre machine, comme pour les autres, le chevauchement de quatre ou cinq spécialités dans un même sachet gêne la reconnaissance par la forme : ces sachets seront signalés comme suspects et nécessiteront une vérification humaine. Il est donc inutile de payer trop cher un appareil qui nécessitera de toute façon une intervention humaine », conseille-t-elle. Au même titre que les autres systèmes, l’Opill Vision photographie et archive les doses permettant de conserver une preuve de la conformité des préparations. Enfin, il enroule automatiquement la production pour chaque patient. Utilisable avec la plupart des robots de PDA, l’Opill Vision fonctionne cependant avec les logiciels de My Pill Dose.
POUCH INSPECTOR
50 000 €.
Fiable, robuste et compact.
Fourni par le néerlandais Blisterpartner depuis 2016, le Pouch Inspector se distingue toujours par sa compacité et sa capacité à mieux repérer les capsules transparentes, telles que la vitamine E et les acides gras Oméga-3, qui entraînent des faux négatifs dans nombre d’appareils concurrents. Il permet aussi de régler la sensibilité du contrôle pour une spécialité donnée, notamment utile pour les demi-comprimés ou pour les gélules bicolores. La reconnaissance de forme et de couleur est effectuée par deux caméras numériques et les images peuvent aussi être transmises et contrôlées sur n’importe quel poste connecté au réseau de l’officine, y compris ultérieurement. Accolé au Pouch Inspector, l’enrouleur Cut & Roll range automatiquement les sachets par patient après le contrôle. (Dim. : l : 40 cm, prof. : 40 cm, H : 67 cm. Poids : 37 kg).
ORÉUS
250 €.
Fiable, peu onéreux, facile à mettre en place.
Depuis janvier 2021, Oréus propose un système de vérification par caméra HD pour ses piluliers dont le remplissage est guidé par un logiciel. Le remplissage se visualise sur un écran d’ordinateur et s’effectue spécialité par spécialité. Une photo est réalisée à chaque étape du processus. Le logiciel détermine alors si un médicament est manquant et/ou mal placé. En cas d’anomalie, l’opérateur est immédiatement alerté à l’écran : un voyant rouge indique le compartiment où le médicament est mal placé, un jaune celui où il est manquant et un vert celui qui est rempli. Une dernière photo est prise après le remplissage total du pilulier. Un système de vérification qui s’adresse aux 900 officines déjà équipées du système de préparation de piluliers Oréus.
APOLLOZ
À partir de 100 000 €.
Une analyse haute résolution.
Présenté en septembre 2022 au salon ExpoPharm de Munich, le système de vérification ApolloZ, conçu par le néerlandais ZiuZ, s’adresse aux officines fournissant de la PDA pour un minimum de 1 000 patients. En vitesse normale, il traite jusqu’à 8 000 pochettes par heure et sa cadence peut s’accélérer jusqu’à 16 000 par heure. Les pochettes sont alors acheminées de manière contrôlée et aussi plates que possible vers des caméras qui prennent des photos en haute résolution. Grâce à son capteur à ultrasons, la précision de la coupe des bobines en fin d’inspection est maximisée. « Son logiciel permet d’affiner facilement les paramétrages de contrôle afin d’éviter un maximum de faux négatifs », témoigne Nicolas Renou, fondateur d’Optim’PDA et distributeur pressenti de l’automate.
VIZEN EX
120 000 €.
4 critères de contrôle.
Depuis septembre 2022, JVM propose son système d’inspection automatique et compact Vizen EX, doté de plusieurs caméras. Capable d’inspecter 460 sachets par minute, il prend en considération quatre critères lors de son contrôle : la quantité de spécialités présentes, leur forme (ovale, ronde, carrée, etc.), leurs dimensions (longueur, largeur, etc.) et leur couleur. Lorsqu’un des critères ne correspond pas, le sachet suspect nécessite un contrôle humain. Entretemps, le Vizen EX continue l’inspection de la bobine. Les sachets suspects sont montrés à l’opérateur sur un écran tactile avec l’anomalie détectée et ce qu’ils sont censés renfermer. Un onglet vert permet à l’opérateur de valider le sachet douteux (et de passer au suivant) et un rouge de le corriger. Dans ce cas, l’opérateur, à l’aide du numéro du sachet, le retrouve dans la bobine et en corrige le contenu manuellement. Le Vizen EX photographie chaque sachet (validé ou corrigé) afin de conserver une preuve de leur composition. Il s’adresse aux pharmacies fournissant au minimum 300 résidents en Ehpad.
- Pharma espagnole : 9 milliards d’investissements et une réforme en vue
- Réforme de la facture électronique, mode d’emploi
- Mon espace santé : un guide pour maîtriser l’accès et la consultation
- Fraude à la e-CPS : l’alerte discrète mais ferme de l’Agence du numérique en santé
- Pharmacie de Trémuson : une officine bretonne pionnière en RSE et qualité
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis

