Un nouveau business plan pour l’officine

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Publié le 24 novembre 2012
Par Francois Pouzaud
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Quels seront les nouveaux leviers d’action du pharmacien en 2013 ? Plusieurs tables rondes, lors du 21e congrès du groupe PHR qui s’est tenu du 16 au 19 novembre derniers à Disneyland Paris, ont permis d’en faire l’inventaire. L’OTC, tout d’abord, en progression de 4,5 % sur le premier semestre 2012, devrait passer de 8 % à 15 % de parts de marché dans les prochaines années, à condition de faire entrer l’automédication dans le parcours de soins. Les EHPAD et la coordination ville/hôpital figurent également sur la liste. « La suppression des points de rupture dans la transmission des informations sur le patient en amont de sa sortie d’hôpital est un facteur d’efficience et de réductions des coûts, qui permet aussi de retarder le placement en institution ou maison de retraite et d’éviter des réhospitalisations », explique Philippe Gaertner, président de la FSPF. Une partie des économies générées et le budget transféré de l’hôpital vers la ville pourraient servir à rémunérer les officinaux.

Comme l’a rappelé Gilles Bonnefond, président de l’USPO, la croissance de marge se fera sur les nouvelles missions, conventionnelles et non conventionnelles. Dans ce dernier cas, les payeurs peuvent alors être publics (assurance maladie, ARS et conseils généraux) ou privés comme les complémentaires santé.

Contractualiser avec les complémentaires

Les complémentaires santé, à l’image de la Mutualité française, semblent disposées à contractualiser avec les pharmaciens et à les rémunérer dans le cadre de missions innovantes portant sur l’éducation, la prévention et le suivi des patients chroniques. Autant dire que les résultats des entretiens pharmaceutiques chez les patients sous AVK vont être regardés avec attention s’ils se traduisent par des économies en termes d’hospitalisation. Philippe Gaertner rappelle que les complémentaires santé ont déjà récupéré 300 M€ par le biais des déremboursements et des vignettes orange. De quoi amorcer la pompe. De son côté, Jean-François Tripodi, directeur général de la plate-forme santé Carte Blanche, qui, demain, devrait regrouper 4 millions d’adhérents, est prêt à rembourser en tiers payant des prescriptions pharmaceutiques de veinotoniques, de dentifrices avec AMM, de contraceptifs oraux non remboursés ou encore de substituts nicotiniques moyennant la télétransmission des codes CIP.

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