Une campagne pour restaurer la confiance

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Publié le 19 janvier 2013
Par Francois Pouzaud
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Le système du générique ne demande qu’à tourner, mais il ne fonctionne pas de manière efficace car le chaînon manquant est celui de la confiance des acteurs et du patient », a expliqué Frédéric Collet, président Affaires médicales, hôpital et biosimilaires du Gemme, le 10 janvier, en préambule du lancement de la campagne de communication grand public sur le générique initiée par le Gemme et l’ensemble des industriels du générique.

Depuis le 14 janvier et durant trois semaines, le grand public est interpellé par tous les médias : presse nationale et régionale, presse santé et féminine, sites web d’information santé et grand public, réseaux des transports franciliens, radios.

Près de 14 millions de supports de presse diffusés

Les slogans, qui se veulent humoristiques, sont axés sur la qualité des génériques (« Médicament générique et médicament d’origine, c’est bonnet blanc et blanc bonnet », « Aucune maladie ne fait la différence entre un générique et son médicament d’origine »), la santé publique (« Les génériques, un petit pas pour nos habitudes, un grand pas pour la santé publique ») et les économies (« L’avantage des génériques c’est de soigner la maladie et l’Assurance maladie »). Pour tous les messages, une signature unique : « Les génériques, ça devrait être systématique ». La campagne s’adresse également aux prescripteurs et dispensateurs via la presse professionnelle pharmaceutique et médicale. Mais l’objectif est le même : répondre aux idées reçues. Au total, près de 13,9 millions exemplaires de supports de presse seront diffusés. Souhaitée notamment par la Mutualité française, l’IGAS, l’Académie de pharmacie et l’ANSM, la campagne coûte aux génériqueurs 1,4 million d’euros. Le Gemme n’exclut pas l’organisation d’une deuxième vague, voire d’une troisième, avec l’appui cette fois des pouvoirs publics.

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