L’UNPF joue ses dernières cartes

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Publié le 8 février 2014
Par Francois Pouzaud
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Bien qu’elle n’ait pas signé le protocole d’accord sur la nouvelle rémunération du pharmacien, l’UNPF n’a pas dit son dernier mot. Continuant à faire valoir ses propositions, le syndicat espère encore peser sur les négociations, si tant est qu’elles ne soient pas déjà complètement verrouillées. « Le protocole d’accord est subordonné à la publication de plusieurs textes et soumis à l’aléa politique ; par ailleurs, un certain nombre de points ne sont toujours pas éclaircis, ce qui crée une incertitude juridique », commente Michel Caillaud, conseiller chargé de l’économie à l’UNPF. Même s’il sera très difficile de faire machine arrière sur la réforme, le syndicat entend revenir à la charge sur le plafonnement de la marge pour les médicaments de PFHT supérieur à 1 500 € (capage). Ces produits sont en forte croissance sur 2013 (+ 86 % en unités, + 113 % en valeur), et plus encore les produits au-delà de 2 000 € (+ 157 % et + 179 %).

Limiter les effets dévastateurs du plafonnement

Selon les simulations de l’UNPF, la perte de marge pour le réseau officinal, si l’on avait introduit le capage de la troisième tranche en 2012 et 2013, aurait été respectivement de 8,5 M€ et de 34 M€. Et cela ira de mal en pis. Pour limiter les effets dévastateurs du capage, l’UNPF relance sa proposition d’honoraires de responsabilité sur les produits de la 3e tranche d’un coût supérieur à 1 500 € en échange de retours d’enquêtes relatifs à l’observance et à la tolérance des traitements.

L’UNPF s’est également fixé deux autres priorités jusqu’à la fin des négociations : préserver les bénéfices liés aux contrats de coopération commerciale en les substituant par des honoraires à l’ordonnance et décrocher une rémunération spécifique – de un euro par jour et par patient – pour la préparation des doses à administrer.

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