La digitale pourpre

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Publié le 28 juin 2014
Par Sylviane Le Craz
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La digitale pourpre (Digitalis purpurea, Scrofulariacées), ou gant de Notre-Dame, contient dans toute la plante, mais surtout au niveau de ses feuilles, des hétérosides cardiotoniques, dont la digoxine et la digitaline. Une intoxication, relativement exceptionnelle, se traduit par des troubles digestifs (nausées, vomissements), neurosensoriels (vision jaune, délire, hallucinations) et cardiaques (troubles de la conduction et/ou de l’automatisme), associés éventuellement à une hyperkaliémie. En cas d’intoxication grave, un antidote permet de neutraliser les hétérosides.

Cette plante herbacée bisannuelle développe lors de la première année une rosette dense de longues feuilles ovales au toucher velouté pouvant être confondues avec celles de la bourrache, rêches, utilisées en salade ou en tisane. La hampe florale, une longue grappe unilatérale, n’apparaît que l’année suivante, entre juin et septembre. Elle porte des fleurs tubulaires légèrement bilabiées en forme de « doigt de gant » caractéristiques, avec une corolle pourpre à l’extérieur et marquée de taches pourpres cernées de blanc à l’intérieur. Après la floraison, le calice entoure le fruit, une capsule ovoïde pubescente qui libère un grand nombre de petites graines verruqueuses jaune pâle. La digitale pourpre pousse spontanément dans les prairies forestières et les clairières montagneuses des terrains siliceux.

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