Trois nouveaux pharmaciens en garde à vue

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Publié le 21 mars 2015
Par Francois Pouzaud
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Les contrôles et perquisitions de pharmacies ont repris ces dernières semaines. Après un pharmacien de la Haute-Vienne, c’est au tour de deux autres confrères membres d’un GIE (groupement d’intérêt économique) de pharmaciens de la Loire, à Perreux et au Chambon-Feugerolles, de connaître les affres d’une descente de gendarmes et d’une mise en garde à vue pour délivrances non conformes à la législation des antibiotiques vétérinaires.

Guy Barral, président de l’Union nationale pour la pharmacie vétérinaire d’officine (UNPVO), fait un lien direct entre cette nouvelle attaque ciblée contre la profession et la lettre accompagnée d’une partie des résultats d’un rapport à charge contre les vétérinaires. « Elle a été adressée début janvier, conjointement par l’UNPVO et l’ANPVO, à la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires. A la suite de délivrances de médicaments par 100cliniques vétérinaires, nous avons relevé 79 infractions (ventes par un auxiliaire vétérinaire, vente sans ordonnance ou avec ordonnance de complaisance sans avoir vu l’animal…) et réclamé des poursuites, mais l’Ordre des vétérinaires n’a pas souhaité engager d’actions disciplinaires contre les contrevenants. » Les représailles, elles, ne semble pas avoir traîné !

Jacky Maillet, président de l’Association nationale de la pharmacie vétérinaire d’officine, fustige les méthodes employées qu’ils jugent disproportionnées au regard des infractions commises : « Il y a derrière tout cela une volonté politique de suppression de la pharmacie du circuit de distribution du médicament vétérinaire. »

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