Nouvelles organisations des soins : de réelles opportunités pour les pharmaciens

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Nouvelles organisations des soins : de réelles opportunités pour les pharmaciens

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Publié le 2 mai 2018
Par Francois Pouzaud
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L’article 51 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 ouvre la porte aux expérimentations organisationnelles innovantes du système de santé. A l’occasion du salon PharmagoraPlus (7 et 8 avril 2018), lors d’un débat consacré aux nouvelles organisations interprofessionnelles, Alain Delgutte, président du conseil central A de l’ordre des pharmaciens, a expliqué qu’il appartenait aux acteurs du terrain – médecins, pharmaciens, infirmiers – d’être à la manœuvre pour faire émerger à l’échelle d’un territoire de santé des expériences visant à « optimiser par une meilleure coordination le parcours de santé, la pertinence et la qualité de la prise en charge sanitaire, sociale ou médicosociale » et à « organiser par une séquence de soins la prise en charge des patients ».
En écho, Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), a invité les professionnels de santé à être proactifs et intelligents sur la coordination entre eux. « Aujourd’hui, les médecins ont besoin de gagner du temps médical. Dans le cadre de cette nouvelle organisation, ils pourraient rédiger un protocole de soins pour 6 mois et confier la surveillance à l’infirmier et au pharmacien en s’appuyant sur l’utilisation d’outils  numériques de coordination des professionnels de santé, et avec réévaluation du traitement par le médecin si ça ne passe pas bien au niveau du patient. »

Créée à l’initiative des professionnels de ville pour renforcer la coordination avec les établissements sanitaires et médicosociaux, les acteurs de la coordination, les travailleurs sociaux ou les usagers, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) doit être formalisée par un projet de santé répondant aux besoins de la population. « Ce type d’organisation est le plus ambitieux et le plus transversal dans le panorama réglementaire, on compte déjà 172 projets », indique Sophie Sergent, présidente de la commission de coordination des URPS à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) en charge des nouvelles missions. Toutefois, avec un fonds doté de 30 M€ au démarrage, « les CPTS risquent de rencontrer des problèmes de financements qui seront très ARS dépendants », souligne Jean-Louis Bensoussan, secrétaire général du syndicat MG France.

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