Décret sur les services : presque parfait !

© Une caisse enregistreuse vintage - Pixabay

Décret sur les services : presque parfait !

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Publié le 5 octobre 2018
Par Francois Pouzaud
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Satisfecit général pour la profession. Le décret relatif « aux conseils et prestations pouvant être proposés par les pharmaciens d’officine dans le but de favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes », publié ce 5 octobre au Journal officiel, ne souffre d’aucun commentaire négatif de la part des syndicats professionnels. « Le décret est clair et les cinq axes définis recouvrent l’ensemble des services que souhaite la profession hors champ du remboursement. Ce texte, très ouvert, permet l’innovation, il appartient maintenant aux pharmaciens d’imaginer ce que peuvent être les services à l’officine dans chacun de ces axes, sous réserve de ne pas tomber dans l’exercice illégal de la médecine », commente Philippe Besset, vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Tout y est (ou presque), sans zone d’ombre, pour Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), qui se félicite de la parution de « cette deuxième version du décret, qui dans le contenu, n’a rien à voir avec la première version qui nous a été présentée en juillet. » En particulier, il souligne que « les outils d’observance, de la PDA jusqu’à la dispensation à domicile, sont ouverts grâce à ce texte ». Deux thèmes, au reste, inscrits à la convention pharmaceutique. Son seul regret ? L’intervention du pharmacien relevant les défis du grand âge et de la dépendance a été oubliée. Une carence du décret qui n’a pas échappé non plus à l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) qui se déclare néanmoins en cohérence avec le sens de ce décret.

Enfin publié, ce décret ouvre désormais le champ des possibles avec les acheteurs de services, publics et privés. « Nous attendions sa parution pour préparer un rescrit fiscal sur la tarification de ces services afin de connaître quel taux de TVA leur appliquer », annonce Philippe Besset.

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