Activité des 15 premiers jours d’avril : ça aurait pu être pire 

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Activité des 15 premiers jours d’avril : ça aurait pu être pire 

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Publié le 23 avril 2020
Par Francois Pouzaud
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Le confinement continue d’éroder l’activité des officines. Néanmoins, les cabinets d’expertise comptable du groupement CGP rapportent une situation moins catastrophique que prévu.

Les résultats d’un nouveau sondage réalisé auprès de 624 pharmacies montrent, sur les 15 premiers jours d’avril 2020 versus ceux de 2019, une baisse du chiffre d’affaires global au plan national en moyenne de -12,89 % et une diminution de la fréquentation de -16,78 %. Cette récession est majorée par un jour ouvrable en moins sur cette première quinzaine d’avril. 

Les régions étant différemment touchées par le nouveau coronavirus, les disparités au niveau des moyennes régionales sont notables. Ainsi, la Bretagne, région relativement épargnée par la pandémie, affiche la plus faible baisse de CA (-10,35 %), alors que les Hauts-de-France, un des fiefs de la Covid-19, accusent la plus forte baisse (-16,53 %). 

Les pharmacies de proximité tirent leur épingle du jeu

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Le ralentissement de l’activité se reporte sur toutes les typologies d’officines. Les pharmacies de centre commercial paient le plus lourd tribut au confinement (baisse de CA entre -20 % et -50 % en moyenne). Viennent ensuite les officines de centre-ville (de – 12 % à -30 %), les officines de quartier avec des baisses plus uniformes (de – 15 % à -17 %), les officines de gros bourg avec trois pharmacies et plus (de – 6,5 % à – 17,03 %) et les pharmacies de communes rurales qui n’en comportent pas plus de deux (de – 5,54 % à -15,58 %).

« Au sein même d’une typologie de pharmacies, les écarts-types peuvent être importants selon la configuration du secteur », indique Olivier Desplats, responsable de la communication de CGP. D’une manière générale, il constate un « retour en grâce des pharmacies de proximité » qui résistent mieux et profitent de la migration de chiffres d’affaires en provenance des pharmacies de centres-commerciaux et des pharmacies discounters d’hyper centre-ville qui ne sont plus fréquentées. 

A tel point que certaines évolutions de CA sont parfois surprenantes… mais cohérentes. « A Armentières (59), le chiffre d’affaires d’une officine proche d’une pharmacie de centre commercial a progressé sur avril, notamment en conseil et para, car elle a récupéré les achats hors ordonnance de la clientèle fréquentant habituellement cette pharmacie concurrente de centre commercial », explique-t-il.