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Biosimilaires : débat ouvert pour une substitution par étapes
A la demande d’Olivier Véran, ministre de la Santé, une nouvelle concertation s’est ouverte ce 8 avril autour de la substitution en officine des médicaments biologiques par des biosimilaires, avec l’espoir de l’inscrire au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2022.
Les parties prenantes de ce dossier (Direction générale de la santé, Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), Caisse nationale de l’assurance maladie, Association Générique même médicament ou Gemme, Les entreprises du médicaments ou Leem, ordres, syndicats de médecins et de pharmaciens, associations de patients…) ont abordé cette série de réunions de manière plus constructive selon l’avis des syndicats pharmaceutiques, à l’exception du Leem, toujours opposé à la substitution.
« Il s’est dégagé un consensus sur la substitution qui pourrait être instauré progressivement, d’abord sur des classes de médicaments biologiques faciles à substituer (insulines, héparines…), alors qu’elle serait différée sur les classes plus difficiles à substituer (Remicade, anti-TNF…) », explique Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).
L’ANSM a indiqué qu’elle allait se pencher sur la façon de conduire cette ouverture progressive. « De notre point de vue, elle devra donner un avis groupe par groupe et envisager plusieurs cas », a exposé Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) en séance. « Soit la substitution est possible sans restriction, soit elle est permise à l’initiation de traitement et dans ce cas, c’est l’inscription au dossier pharmaceutique (DP) qui fait foi. Si aucun médicament biologique n’est inscrit dans le DP, le pharmacien peut alors substituer. »
Pour convaincre les pouvoirs publics d’autoriser la substitution biosimilaire, Gilles Bonnefond ne veut pas limiter l’acte du pharmacien à la seule substitution : « Elle doit ouvrir sur le suivi du patient et son accompagnement dans l’adhésion à son traitement ».
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