Dites « 33-33 »

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Publié le 5 septembre 2020
Par Laurent Lefort
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Si l’on remonte le fil de l’histoire, celle du nombre 33 démarre avec un médecin, René Laennec. L’inventeur du stéthoscope demandait à ses patients de dire 33 pour profiter du son grave émis lors de la prononciation, lequel améliorait ainsi l’auscultation des poumons. 33, c’est aussi le nombre de mesures annoncées en conclusion du Ségur de la santé, le 21 juillet. Si ces mesures visent en priorité l’hôpital, les pharmaciens d’officine vont eux être concernés par l’accélération du développement de la téléconsultation et par l’essor de l’exercice coordonné en ville sous toutes ses formes (maisons de santé pluridisciplinaires, équipes de soins, communautés professionnelles territoriales de santé). Avant un « Ségur de la santé publique » que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé pour l’automne. On devrait y traiter des sujets de prévention et de dépistage ô combien dans l’air du temps. 33-33, c’est encore le numéro du magazine que vous tenez entre vos mains. L’occasion était donc trop belle de mettre en avant les relations interprofessionnelles entre médecins et pharmaciens. Telles qu’elles existent déjà pour certains confrères et se concrétiseront demain pour tous. En espérant qu’elles soient – enfin – girondes.

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