Vaccins antigrippe : l’idée du stock au cabinet médical refait surface

© Le syndicat de médecins généralistes MG France propose une convention pour la mise à disposition de vaccins au cabinet médical, à titre expérimental - Jarmoluk/Pixabay

Vaccins antigrippe : l’idée du stock au cabinet médical refait surface

Publié le 10 octobre 2017
Par Matthieu Vandendriessche
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A l’heure où des milliers de pharmaciens se tiennent prêts, dans les deux régions où elle est expérimentée, à pratiquer la vaccination antigrippale, voilà que resurgit l’idée d’un stockage des vaccins dans les cabinets médicaux.

Cette option avait été défendue par des représentants des médecins et permettait d’atteindre un compromis avec la profession pharmaceutique désireuse d’expérimenter le geste vaccinal. Adoptée dans la loi santé de Marisol Touraine, elle avait été plus tard retoquée par le Conseil constitutionnel.

Défenseur de cette proposition il y a un an, le syndicat de médecins généralistes MG France vient de la relancer sous forme d’un projet de convention qui pourrait être conclue, à titre expérimental, entre médecins et pharmaciens. Elle serait signée de gré à gré entre un pharmacien et un médecin. Cette mise à disposition n’est possible que pour les patients dont la vaccination est prise en charge à 100 % par l’assurance maladie et qui sont munis d’un bon de délivrance du vaccin fourni par l’assurance maladie ou édité spécifiquement pour ce patient par le médecin sur le site de l’assurance maladie, précise le document.

Du côté du pharmacien, il faudrait s’engager à délivrer gracieusement un lot de 10 vaccins antigrippe par semaine, en une ou deux fois selon la capacité de réfrigération du cabinet médical. En retour, le médecin s’engagerait à fournir chaque semaine au pharmacien les bons de délivrance des patients ayant bénéficié de ce service. Le pharmacien complèterait alors le stock hebdomadaire en fonction du nombre de vaccins utilisés. Au final, pharmaciens et médecins comptabiliseraient le nombre de vaccins délivrés selon ce protocole et le nombre de bons remis, et déposeraient chaque semaine ces éléments sur un site spécifique, à des fins d’évaluation du dispositif.

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