Vaccination en pharmacie : le syndicat MG-France relativise le succès de l’expérimentation

© Le syndicat de médecins généralistes MG-France n’est toujours pas convaincu par le bien-fondé de la vaccination en officine - © D. R.

Vaccination en pharmacie : le syndicat MG-France relativise le succès de l’expérimentation

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Publié le 20 février 2018 | modifié le 28 mars 2025
Par Matthieu Vandendriessche
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Dans un communiqué diffusé jeudi 15 février, le syndicat de médecins généralistes MG-France relève le chiffre de 156 000 vaccinations antigrippe réalisées à titre expérimental dans les officines des régions Auvergne Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine.

Cette expérimentation avait pour but, en augmentant le nombre de vaccinateurs, d’améliorer le taux global de vaccination des personnes à risque qui reçoivent un bon de gratuité. Cet objectif était déjà celui de l’autorisation de vaccination sans prescription donnée aux infirmières en 2008, rappelle le syndicat.

« Ce chiffre seul, qu’il faudra affiner par département, ne permet pas de conclure que le taux de couverture a été amélioré. On peut même en douter au vu des données en Limousin où le taux de vaccinés est resté stable. » En effet, selon MG-France, au 31 décembre 2017, 33 920 bénéficiaires se sont vus délivrer un vaccin (sur 68 000 invités à le faire) dans ce département, soit 1 230 bénéficiaires de plus que l’an dernier à la même date (+ 3,76 %). Mais il y avait aussi plus de bons de prise en charge délivrés, explique le syndicat. Le taux de couverture était donc sensiblement le même, dans le département entre fin 2016 et fin 2017 : en-dessous de 50 %.

Concernant les économies qu’auraient permises ce dispositif, MG France rappelle que les médecins généralistes réalisent la vaccination anti-grippale de leurs patients durant une consultation de suivi habituel et qu’il n’y a donc aucun coût additionnel, alors que les pharmaciens sont rémunérés pour cet acte.

MG-France regrette par ailleurs que le médecin traitant ne soit pas systématiquement informé de la vaccination de ses patients par le pharmacien ou par l’infirmière, ce qui ne lui permet pas d’assurer le suivi correct de cette vaccination.

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Le syndicat rappelle par ailleurs sa proposition de mise à disposition des vaccins chez le médecin généraliste traitant, proposition qui permettrait d’améliorer sans frais la couverture vaccinale des patients à risque et qui n’est toujours pas effective en dehors d’un accord local entre médecin et pharmacien.