Logique et logistique

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Publié le 16 janvier 2021
Par Laurent Lefort
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Le rôle du pharmacien ne doit plus être restreint à celui d’un distributeur de boîtes, d’un « pousseur » de boîtes de médicament, entend-on parfois même de bouches condescendantes. Cela fait d’ailleurs des années qu’on entend et répète la même chose. Alors, pour les vaccins contre le Covid-19, il serait de bon ton de ne pas cantonner les pharmaciens à des logisticiens. En cela, les syndicats de titulaires ont bien raison de battre le fer pour que les officinaux puissent compter parmi les administrateurs du vaccin. Même si deux ou trois questions méritent d’être posées. La première : comment ? Tant les conditions drastiques de conservation des flacons multidoses ont de quoi rendre frileux. Pour la suivante – où ? –, faut-il d’abord autoriser le geste dès la première injection ? Seulement pour la deuxième dose ?

A la pharmacie ou dans un centre spécifique ? Imaginons que la seconde possibilité soit retenue, il sera urgent d’apprécier à sa juste valeur le mot « proximité » pour mieux éviter la perspective de « vaccinodromes » aussi gigantesques que repoussants.

En matière d’urgence, la troisième question est : quand ? Elle « se posera à l’horizon fin janvier », lorsqu’un nombre suffisant de vaccins Moderna sera disponible en officine et que le vaccin d’AstraZeneca, qui présente l’avantage de pouvoir être conservé pendant plusieurs mois entre + 2 et + 8 °C, sera en passe d’accéder au marché européen, explique-t-on du côté du ministère de la Santé. Je vous vois venir, il reste bien sûr une dernière inconnue : combien ?

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