AVK : les infirmiers veulent être payés pour adapter les posologies

© La Fédération nationale des infirmiers demande une rémunération des infirmiers pour l’adaptation des doses d’antivitamines K - DR

AVK : les infirmiers veulent être payés pour adapter les posologies

Publié le 4 novembre 2016
Par Matthieu Vandendriessche
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Déjà opposée à la possibilité d’une vaccination par les pharmaciens, la Fédération nationale des infirmiers (FNI), représentant les infirmiers diplômés d’Etat libéraux (IDEL) s’en prend cette fois aux pharmaciens sur le terrain des antivitamines K (AVK).

Dans une information diffusée ce vendredi 4 novembre, le syndicat infirmier estime « inadmissible que seuls les pharmaciens aient obtenu un rôle dans l’accompagnement des patients sous anticoagulants oraux par AVK alors que les IDEL sont en premier en contact des patients, à même de connaître leurs habitudes et de les conseiller dans l’optimisation de leur traitement ».

En effet, selon un sondage réalisé par Ebop* pour la FNI, 88 % des IDEL sont amenés à adapter les doses d’AVK.
« Ces pratiques sont parfaitement justifiées afin d’éviter que les adaptations soient réalisées à distance par les secrétaires médicales et de permettre aux patients de passer plus de temps dans la zone d’efficacité thérapeutique », pointe la FNI. Le syndicat revendique de longue date la reconnaissance du rôle des IDEL en matière d’adaptation de doses des AVK sur le modèle de l’adaptation des doses d’insuline.
« Cette adaptation doit aujourd’hui être reconnue et rémunérée à sa juste valeur », demande la FNI.

* Enquête téléphonique réalisée auprès de 3 000 IDEL sur la période du 10 au 21 octobre 2016 en France métropolitaine.

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