Bilans de médication : des astuces pour rallier les patients

© Des astuces pour rallier les patients âgés aux bilans de médication en pharmacie - DR

Bilans de médication : des astuces pour rallier les patients

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Publié le 14 mai 2018
Par Matthieu Vandendriessche
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Les bilans de médication pour patients âgés sont actuellement en plein lancement dans les officines. Une fois informés sur ce dispositif et au fait des traitements du patient âgé, les pharmaciens doivent se munir de quelques astuces pour mener à bien ce nouveau suivi du patient.

Ainsi, par exemple, lors d’une formation assurée par Pharmaconsulting pour l’URPS Ile-de-France, Maryne Thierry-Duriot recommande aux pharmaciens de ne pas passer plus de 30 minutes pour l’entretien de recueil, puis 30 minutes pour l’analyse des traitements et 15 minutes pour l’entretien conseil. Une moyenne qui dépend cependant de la complexité des ordonnances. 

Lors de l’entretien de recueil, il est important de prendre le temps de faire dire au patient ce qu’il n’ose peut-être pas confier à son médecin. Et de dépister les obstacles à l’observance. « Si le traitement n’est pas adapté à son rythme de vie, il aura des difficultés à le prendre », rappelle la formatrice. 

Il est ainsi recommandé à la personne d’apporter ses boîtes de médicaments lors du tout premier entretien. « Les avoir sous les yeux, c’est très pratique pour faire parler le patient », indique Maryne Thierry-Duriot. Les médicaments placés de côté sont souvent ceux qui ne sont pas pris car pas compris par le patient. 

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S’il n’y a pas de retour de la part du médecin après lui avoir transmis les conclusions du bilan de médication, cela n’empêche pas de poursuivre le suivi, de réaliser l’entretien conseil. Au moment de la restitution au patient, lors de cet entretien, le message doit être ciblé. Sur un cas clinique compliqué, ne travaillez qu’une seule piste, la plus importante. « Gardez des conseils à donner pour les prochaines fois. Cela donnera l’occasion au patient de revenir et vous lui apportez à chaque fois quelque chose de nouveau », conclut Maryne Thierry-Duriot.