Tests au Covid-19 : la piste des pharmacies volontaires

© Les tests de dépistage du Covid-19 seront certainement effectués par des pharmaciens d’officine - DR

Tests au Covid-19 : la piste des pharmacies volontaires

Publié le 14 avril 2020
Par Matthieu Vandendriessche
Mettre en favori

La stratégie de sortie du confinement mise en œuvre à partir du lundi 11 mai fera appel aux tests de dépistage du Covid-19. Ils seront alors largement pratiqués, mais où ? Dans les hôpitaux, les laboratoires d’analyse publics et privés, au niveau des collectivités, d’équipes mobiles dédiées, de drives tests… « Je souhaite que l’on puisse aussi procéder à partir des pharmacies d’officine volontaires », a ajouté à son énumération Olivier Véran, ministre de la Santé, ce matin sur les ondes de RTL. 

Plusieurs représentants de la profession ont d’ores et déjà formulé la demande de pratiquer le moment venu ces tests dans les officines. « Pas des tests de diagnostic qui se pratiquent avec un écouvillon. Mais des tests de dépistage rapide et des autotests », indique Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Outre que ces tests doivent être fiables, il faudra savoir sur quelle population, à quel moment et à quelle périodicité les pratiquer. « Il se pose aussi le sujet de l’enregistrement des résultats pour chaque personne », indique Gilles Bonnefond.

Dès la fin mars, l’UDGPO (Union des groupements de pharmaciens d’officine) affirmait que les officines pouvaient prendre en charge la réalisation de ces tests. « Toute la logistique de distribution pourrait être faite par les répartiteurs pharmaceutiques qui nous livrent quotidiennement. Et nous pouvons de manière fiable et sécurisée alimenter le dossier médical partagé pour que le suivi du patient se fasse conformément à la législation en vigueur », indique le représentant des groupements.

La stratégie des tests se prépare mais n’est pas arrêtée. Devant l’impossibilité de tester la totalité de la population, l’Académie nationale de médecine recommandait le 10 avril dans un communiqué que les tests sérologiques individuels soient utilisés en priorité chez les personnes à risque élevé de forme grave de Covid-19 et ceux exerçant des professions exposées. Ceci afin d’adapter au cas par cas les mesures de prévention chez les personnes non immunes, estime l’Académie de médecine.

Publicité