Masques et tests sérologiques : le plébiscite officinal

© Les mesures sur les masques et, le cas échéant, sur les tests sérologiques font l’objet d’un plébiscite de la part des pharmaciens - Tumisu/Pixabay

Masques et tests sérologiques : le plébiscite officinal

Publié le 29 mai 2020
Par Matthieu Vandendriessche
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Comment les mesures de mise à disposition des masques et, le cas échéant, des tests sérologiques sont-elles perçues par les officines ? La société d’études Pharmed Insight a interrogé des pharmaciens pour la quatrième fois depuis le début de la pandémie de Covid-19. Cette étude qualitative a été menée en ligne du 28 avril au 4 mai auprès d’un panel de 201 titulaires d’officines. Elle a porté sur les masques, les tests sérologiques, et plus largement sur l’évolution de la profession et la situation de l’officine après le confinement.

Il en ressort que pour plus de 90 % des pharmaciens :

  • la vente de masques en tissu est du ressort de l’officine et les masques chirurgicaux doivent être distribués de façon massive. Ce sont vers leur groupement et un fournisseur indépendant que les pharmaciens se tournent majoritairement pour se procurer ces masques (27 % des pharmaciens déclarent s’approvisionner auprès de trois canaux différents) ;

  • la réalisation de tests sérologiques devrait être rémunérée (entre 5 et 10 euros selon la moitié des pharmaciens interrogés) ;

  • la livraison/dispensation au domicile devrait être indemnisée ou rémunérée (entre 5 et 10 euros pour 94 % des pharmaciens interrogés) ;

  • les mesures d’hygiène et de protection vont être maintenues à l’officine.

85 % des pharmaciens estiment que l’officine est appropriée pour distribuer des tests sérologiques.

Les trois quarts des pharmaciens sont favorables :

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  • à une rémunération pour le travail de distribution et de traçabilité des masques remis aux professionnels de santé ;

  • à l’encadrement des prix des masques chirurgicaux ;

  • à une extension du cadre réglementaire de l’exercice officinal après la crise du Covid-19 (élargissement des missions, redéfinition du parcours de soins, etc.).

Pour près de 60 % des pharmaciens :

  • il faudrait encadrer le prix des masques en tissu ;

  • la grande distribution et les débiteurs de tabac ne devraient pas vendre de masques ;

  • l’Assurance maladie doit prendre en charge les masques pour les populations les plus précaires ;

  • les tests sérologiques pourraient être réalisés au sein de l’officine ;

  • les mesures dérogatoires instaurées pendant la crise doivent être prolongées (renouvellement des ordonnances expirées et/ou délivrance des médicaments disponibles en PUI).