Donnant-donnant

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Publié le 30 mars 2019
Par Laurent Lefort
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Des semaines comme celle qui s’achève, on en reprendrait à la pelle. Lundi 25, Matignon annonce que les tests rapides d’orientation diagnostique de l’angine (TROD) pourront être utilisés dans toutes les pharmacies et seront remboursés par la Sécurité sociale à partir de 2020. Mardi 26, on découvre que la rémunération des pharmaciens est au beau fixe sur février et que l’introduction des trois nouveaux honoraires de dispensation semble prometteuse (33,7 millions d’euros de rémunération supplémentaire sur les deux premiers mois de 2019).

Le même jour, les députés adoptent en première lecture le projet de loi « Ma santé 2022 ». Avec lui, l’article 7 quater sur la mise en œuvre du rôle de pharmacien correspondant et le 7 quinquies concernant la délivrance par les pharmaciens de médicaments sous prescription médicale obligatoire. Ces deux articles sont inscrits au titre II, « créer un collectif de soins au service des patients et mieux structurer l’offre de soins dans les territoires ». Une précision de taille pour celles et ceux qui auraient justement oublié un petit détail : l’objectif n’est pas d’agir tout seul dans son coin, mais bien de travailler en étroite collaboration avec les prescripteurs. Donnant-donnant. Ainsi, la mission de pharmacien correspondant devrait être soumise à l’obligation pour les professionnels de santé concernés (médecin traitant compris) d’être adhérents ou signataires du projet de santé d’une maison de santé pluriprofessionnelle ou d’une équipe de soins primaires. Ne serait-ce pas une incitation à peine déguisée au déploiement des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) par exemple ? A vous de voir si, dès maintenant, vous voulez être interproactif.

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