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Tapoter n’est pas jouer

Que l’on ne s’y méprenne pas. Il ne s’agit pas ici de faire la fine bouche devant les avancées majeures que représentent les nouvelles thérapeutiques du cancer. Cependant, si l’on en juge par l’un des essais cliniques présenté à l’ASCO à Chicago, congrès dont l’exigence n’est plus à démontrer, force est de constater que le gain de survie et la qualité de vie obtenus grâce à ces très coûteux médicaments ne sont pas substantiellement supérieurs à ce qu’offrent des méthodes à première vue beaucoup plus « basiques ». A l’image d’une application web permettant au patient de rapporter en temps réel, au professionnel de santé, les effets indésirables rencontrés avec les chimiothérapies. Les réponses apportées, rapides et adaptées, permettent in fine de mieux tolérer les médicaments et surtout un gain de survie de 20 %. On se souvient d’un slogan qui disait « Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil », sera-t-il bientôt remplacé par « La vie, c’est simple comme une appli » ? Les auteurs de l’étude soulignent qu’aux Etats-Unis aussi, la rémunération des professionnels de santé, ou plus exactement l’absence de rémunération, est un frein à la généralisation de ce type de service numérique. Attribuer une partie seulement des sommes colossales brassées par les médicaments chers aux professionnels de santé démontrant quotidiennement combien leur écoute, leur facilité d’accès et leur disponibilité sont bénéfiques pour les patients serait un engagement politique fort. On n’en est pas là. En attendant, plutôt que de s’étourdir à répéter « Qu’est-ce je gagne en faisant ça ? », question appelant au mieux un silence poli, il est certainement plus utile de se demander ce que l’on risque de perdre. En ne faisant rien.
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