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Le hasard, mais pas seulement
L’étude parue dans Science début janvier et laissant penser que 65 % des cancers proviendraient d’un manque de chance fait polémique. De fait, l’étude comporte certains biais qui prêtent le flanc à la critique. Elle se concentre sur la population des Etats-Unis comme mesure du risque sur la vie entière, et sur des cancers rares, excluant notamment les cancers du sein, de l’utérus ou de la prostate.
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé a exprimé son profond désaccord avec les auteurs : « Conclure que la malchance est la principale cause des cancers serait trompeur et peut gravement obérer les efforts entrepris pour identifier les causes de la maladie et la prévenir efficacement. » En France, pour l’Institut national du cancer, « si le hasard semble jouer un rôle réel dans l’apparition de certains cancers, un tiers des cancers est lié à nos comportements ou à notre environnement, et 5 à 10 % des cancers résulteraient de prédispositions génétiques ». Pour réduire le hasard autant que possible, les meilleurs outils restent la prévention et le dépistage.
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