Des IPP pour les sujets âgés sous aspirine

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Publié le 23 juin 2017
Par Yolande Gauthier
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Faut-il prescrire un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) à tous les patients âgés qui prennent de l’aspirine à visée antiagrégante ? Oui, si l’on en croit une étude prospective britannique parue dans The Lancet. Elle a inclus 3 166 patients âgés de plus de 75 ans, qui ont présenté 405 premiers événements hémorragiques au cours de 13 509 patients-années* de suivi. Si le risque d’hémorragie non majeure n’est pas corrélé à l’âge, il n’en va pas de même pour celui d’hémorragie majeure, qui augmente fortement avec l’âge. Ainsi, par rapport à des sujets de moins de 75 ans, les patients âgés de plus de 75 ans ont dix fois plus de risque de faire une hémorragie digestive haute avec séquelles ou fatale. Les auteurs estiment que le nombre de patients à traiter avec un IPP, pour prévenir à 5 ans un événement hémorragique grave des voies digestives supérieures, est de 338 chez les moins de 65 ans, contre 25 seulement chez les plus de 85 ans. « Etant donné que la moitié des hémorragies graves chez les patients âgés de 75 ans ou plus concernent les voies digestives hautes, la coprescription d’aspirine et d’IPP devrait être envisagée dans les futures recommandations de prévention secondaire », concluent les auteurs. §

* Nombre de patients multiplié par le nombre d’années de suivi.

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