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L’e-prescription comme arme anti-fraude aux ordonnances
François Georgin, Saint-Clément-de-Rivière (Hérault)
Rien ne peut remplacer le colloque singulier entre le médecin et son patient pour expliquer sa prescription et le contact direct entre ce même médecin et le pharmacien dispensateur qui intervient en seconde ligne pour sécuriser la délivrance. L’e-prescription est un faux débat. Si j’ai un doute sur une prescription qui me paraît frauduleuse, je prends contact avec le médecin. L’échange verbal est irremplaçable. Pour moi, l’e-prescription a la même valeur qu’une transmission par fax ou un envoi par la poste. Mais, quel que soit le mode d’acheminement de l’ordonnance, il faut que j’aie eu préalablement le médecin au téléphone.
Sylvie Lantenois, Bruyères-et-Montbérault (Aisne)
L’e-prescription n’apporte rien de plus en termes de lutte contre les ordonnances frauduleuses. Même si la dématérialisation des données de santé et des documents médicaux est hautement sécurisée par des opérations de vérification d’identité et d’authentification, des fraudeurs trouveront toujours une faille pour parvenir à leurs fins. J’en veux pour exemple le système bancaire et les arnaques sur le web. Les applications professionnelles sur Internet sont encore trop virtuelles à mon goût pour que j’y trouve un intérêt immédiat dans mon exercice quotidien.
Noël Amouroux, Toulouse (haute-Garonne)
Cela peut être un moyen efficace de limiter les tentatives de fraudes. Je dis bien limiter car les techniques de sécurisation des échanges électroniques ne sont pas fiables à 100 %. Cet envoi ne doit être possible qu’entre le médecin et le pharmacien, dans l’intérêt du patient. Il peut venir en complément du dispositif de renouvellement d’exception de médicaments pour patients chroniques, notamment pour les psychotropes, lesquels font souvent l’objet de trafic et, pour cette raison, ne sont pas concernés par la procédure de dépannage autorisée.
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