«   Dans le Livre blanc, nous prévoyons le pharmacien clinicien   »

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Publié le 28 janvier 2017
Par Matthieu Vandendriessche
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Pourquoi un Livre blanc des étudiants sur l’avenir du métier de pharmacien ?

ANTHONY MASCLE :Ce travail de plus d’un an a vocation à être diffusé à des représentants politiques, institutionnels et syndicaux. Les syndicats de pharmaciens pourront ainsi intégrer les aspirations des étudiants lors des prochaines négociations conventionnelles. Ce document de base n’est pas figé et pourra être remis à jour au cours des prochaines années. Nous préparons un deuxième livre blanc sur l’évolution des études de pharmacie et un troisième sur le monde de l’industrie.

Quels sont les sujets abordés dans ce document ?

A.M. :Seuls ceux qui font aujourd’hui l’unanimité sont présentés : les services à l’officine, la rémunération à l’acte ou encore l’interprofessionnalité. La santé connectée, par exemple, n’y figure pas. Les étudiants y restent en majorité réfractaires, estimant que dans le domaine du numérique, la santé devrait être sanctuarisée. Nous abordons également le pharmacien clinicien. Il s’agit de prolonger ou ajuster une ordonnance, prescrire des analyses de laboratoire, administrer un médicament. Nous, pharmaciens, pourrions intervenir entre deux consultations médicales.

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La vaccination vous tient également à cœur…

A.M. :La vaccination antigrippe par les pharmaciens doit faire l’objet d’une expérimentation. Nous planchons en ce moment sur le programme de formation des étudiants. Un module optionnel pour les étudiants de 6e année officine devrait être effectif en juin prochain, dans un certain nombre de facultés, dès la parution du décret d’application sur cette expérimentation.

*Association nationale des étudiants en pharmacie de France