Am stram gram…

Réservé aux abonnés
Publié le 5 mai 2017
Par Laurent Lefort
Mettre en favori

Si cela ne sentait pas la fin, on aurait une belle occasion de dire « Ça commence bien ». Une circulaire du 24 avril du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, publiée le 27 avril au Bulletin officiel, autorise les présidents d’université à recourir au tirage au sort dans l’hypothèse où il faudrait départager les candidats, faute de capacité d’accueil suffisante. La PACES (première année commune aux études de santé) fait bien entendu partie du lot. En toute honnêteté, il s’agit de la mesure de la dernière (mal)chance. La circulaire prévoit d’abord de départager les candidats par ordre de priorité en fonction des formations choisies lors des vœux, puis de divers critères (résidence, statut marital, famille à charge).

Peu importe, le doute s’est immiscé. Les étudiants en santé et les doyens n’ont pas tardé à monter sur leurs grands chevaux. Comme on les comprend. Passe encore de frôler le degré zéro de l’inventivité en matière de sélection, mais la conception de l’égalité qui s’en dégage est pour le moins… hasardeuse.

Publicité