© L’UDGPO convoque les éditeurs de logiciels afin qu’ils s’expliquent sur l’exploitation qu’ils font des données de ventes des officines - DR
Données des pharmacies : les LGO appelés à s’expliquer sur fond de polémique
Dans un communiqué du 15 mars dernier, l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) indique qu’elle convoque les trois principaux LGO (Pharmagest, Smart RX et Winpharma) le 28 avril prochain à Paris afin que leurs représentants « répondent de manière précise aux questions du mandat ». L’UDGPO a en effet demandé mandat à ses adhérents et plus largement aux pharmaciens (500 mandats ont été recueillis en quelques jours) afin de poser des questions de façon formelle à leurs prestataires informatiques. Ceci après que les éditeurs de LGO ont refusé de participer à une précédente réunion, le 3 mars dernier, pour faire le point sur « l’extraction, la collecte, l’utilisation et la vente des données de santé appartenant aux pharmaciens ».
Cette initiative de l’UDGPO intervient dans un climat de polémique persistant avec l’éditeur de logiciels Winpharma.
Dans une lettre ouverte à l’UDGPO datée du 10 mars, Winpharma justifie son refus de participer à la « convocation » de l’UDGPO le 3 mars. Elle suggère que « l’intérêt de l’UDGPO pour les données des pharmacies trouve son origine dans son souci de servir les intérêts de la société Offisanté ». En effet, explique Winpharma, le vice-président et trésorier actuel de l’UDGPO, Daniel Buchinger, est également le fondateur, président et l’un des trois associés actuels d’Offisanté. L’attitude de l’UDGPO trouverait ainsi sa source dans un différent intervenu entre Offisanté et Winpharma, sous traitant technique de ce dernier.
« Chaque pharmacien est libre de s’engager ou non avec de tels prestataires de traitement de données, rappelle Winpharma. Toutes les accusations de l’UDGPO concernant une propriété que s’arrogeraient les éditeurs de logiciels de gestion sont donc infondées et chaque pharmacien le sait parfaitement ».
Winpharma considère qu’ « il se peut toutefois que les pharmaciens ne soient pas toujours suffisamment bien informés et conscients des usages qui peuvent être faits des données brutes qu’ils acceptent, en contrepartie de certains services ou revenus, de communiquer aux prestataires de traitement des données. Il appartient pourtant à ceux-ci de les informer, en toute transparence, de tous les usages qui sont faits de leurs données ».
- Pharma espagnole : 9 milliards d’investissements et une réforme en vue
- Réforme de la facture électronique, mode d’emploi
- Mon espace santé : un guide pour maîtriser l’accès et la consultation
- Fraude à la e-CPS : l’alerte discrète mais ferme de l’Agence du numérique en santé
- Pharmacie de Trémuson : une officine bretonne pionnière en RSE et qualité
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis