Donnée, je ne vais pas te donner

Partager ses données de santé, la population française en accepte plus ou moins le principe, selon la 1re édition du baromètre* réalisé par l’Association française des entreprises de la recherche clinique (Afcros). Le choix varie notamment en fonction du destinataire de ces données. Faire confiance à un professionnel de santé oui, mais à une société fournissant des objets connectés de santé ou à son employeur, méfiance (65 % des cas). Intéressant aussi de voir combien, dans cette étude, la méfiance est à géométrie variable. Car près de la moitié des sondés sont prêts à monnayer le partage de leurs données de santé. La possibilité d’être rémunéré, si possible substantiellement, est même l’élément le plus significatif dans le cas de transmission d’informations sur un dispositif connecté ou sur les réseaux sociaux. L’argent devient même trois à quatre fois plus important que le type de destinataire ayant accès aux données et le bénéfice collectif retiré du partage. L’espèce humaine est ainsi faite. A l’ère du virtuel, il y a donc un élément bien concret qui a encore de beaux jours devant lui. De là à savoir si l’on doit s’en réjouir ou pas…
* Menée auprès de 1 001 personnes vivant ou non avec une maladie
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