Lafayette : 100 points de vente et le même effet « coup de pied »

© L’enseigne Lafayette a ouvert son centième point de vente et étend son territoire à l’optique et la parapharmacie - © D. R.

Lafayette : 100 points de vente et le même effet « coup de pied »

Publié le 25 mai 2016
Par Matthieu Vandendriessche
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« Lorsque nous ouvrons une pharmacie à l’enseigne dans une ville, cela remet tout le monde au travail. Les autres pharmacies augmentent leurs amplitudes horaires et a priori le conseil s’améliore un peu », a indiqué Hervé Jouves, président de Lafayette Conseil, lors d’une visite des officines à l’enseigne à Toulouse, mardi 24 mai.

L’enseigne low cost considère ainsi qu’elle génère un « coup de pied » pour stimuler l’activité des pharmacies environnantes.

Une centième pharmacie au concept

L’enseigne a ainsi ouvert un 100e point de vente en périphérie de Toulouse, ville qui a vu naître le concept Lafayette en 1995. Un réseau qui ne cesse de croître et qui a enregistré la sortie d’une dizaine d’officines au cours des 10 dernières années. Le nord, l’ouest et le sud-ouest de la France sont pour le moment les plus pourvus. « Nous recevons de nombreux dossiers de candidature, mais nous sommes très sélectifs », affirme Hervé Jouves. Les dossiers provenant d’officines installées en centre commercial sont « systématiquement refusés », selon lui, car l’enseigne privilégie les centre-villes.

Ce concept est qualifié de « low cost » et non de discount car, selon l’enseigne, si les prix sont bas, des conseils et des services sont dispensés dans les pharmacies du réseau. Ceci du fait d’effectifs importants dans les officines, qui comptent 15 salariés en moyenne. Le réseau recense 54 000 clients par jour et vise un objectif de 60 000 en 2016, sur la base de 160 officines au concept.

L’officine est liée à l’enseigne, à statut de centrale de référencement, par une convention d’assistance. La redevance versée à Lafayette s’élève en moyenne à 20 000 euros par an.

Mystère sur les marges

Sur les marges appliquées par les officines du réseau, le dirigeant de l’enseigne consent à reconnaître que « Nous sommes quelques points en dessous des autres pharmacies. Mais d’ici 5 ans, nous aurons les mêmes marges que les autres ».

L’enseigne indique que ses officines affiliées réalisent un tiers de leur chiffre d’affaires sur les médicaments prescrits, un tiers sur l’automédication et les compléments alimentaires et un tiers sur la parapharmacie, les rendant moins vulnérables aux baisses de prix successives sur les médicaments. Lafayette précise qu’elle propose près de 20 000 références au sein de son réseau, sur la base de 200 accords cadres avec les laboratoires.

Para et optique sous marque ombrelle

L’enseigne ne se cantonne pas à la pharmacie. Elle a ouvert en 2012 dans le centre ville de Toulouse une surface de vente de 1000 mètres carrés où la parapharmacie côtoie les produits de droguerie, les jouets pour animaux de compagnie et la nutrition spécialisée. Cet espace est présenté par l’enseigne comme un terrain d’expérimentation pour le référencement de marques dans ses pharmacies.

Elle a également investi le domaine de l’optique, avec possibilité pour le pharmacien, s’il le souhaite, de devenir associé d’un opticien ou de le salarier. En s’appuyant sur la notoriété de l’enseigne et de sa croix occitane, les optiques (27 en 2015) sont dissociées des officines mais jamais situées bien loin. Elles ont pour leur part possibilité de communiquer, avec par exemple la distribution de flyers ou de sponsorisation de programmes sur les ondes d’une radio locale. A titre d’exemple, les optiques Lafayette proposent une monture adulte avec verres unifocaux pour 29 euros et 59 euros avec verres progressifs.

Santé connectée en réflexion

L’enseigne annonce la prochaine ouverture de points de vente axés sur le « bien vivre », proposant notamment des articles de maintien au domicile. Le premier point de vente ouvrira avant la fin de l’année à Toulouse.

« Nous réfléchissons actuellement à notre stratégie concernant la santé connectée, qui devrait aboutir à la rentrée. Elle pourrait s’orienter vers la livraison à domicile ou encore le conseil en ligne », a précisé Hervé Jouves.

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