732 millions d’euros pour combattre le cancer

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Publié le 14 novembre 2009
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La Plan cancer 2009-2013 présenté la semaine dernière par Nicolas Sarkozy représentera un investissement de 732,7 MEuro(s) pour 118 actions réparties sur cinq axes : les soins proprement dits (402,8 MEuro(s)), « vivre pendant et après un cancer » (45 MEuro(s)), la prévention et le dépistage (177,4 MEuro(s)), « l’observation », c’est-à-dire la mise à jour améliorée et annuelle des registres du cancer et l’épidémiologie régionale annuelle (12,2 MEuro(s)) et la recherche (95,3 MEuro(s)).

L’une des mesures les plus spectaculaires est le passage de 7,5 appareils d’IRM par million d’habitants à 10 en 2011 et 12 en 2013. Il faut dire que la France est très mal équipée par rapport à la moyenne européenne (13,5 IRM/million d’habitants). Les délais d’attente et dépassements d’honoraires liés aux scanners et IRM seront regardés de très près…

La coordination ville-hôpital aux infirmiers

Côté traitements, les études cliniques et pharmacoéconomiques (post-AMM) doivent être multipliées. Le plan veut par ailleurs garantir des tarifs accessibles en matière de plastie mammaire. Quant à la coordination ville-hôpital, elle sera confiée à des « infirmiers coordonnateurs » (postes à créer) dont les missions précises restent à définir. Des expérimentations régionales de nouveaux modes de rémunération seront par ailleurs lancées pour les professionnels libéraux impliqués en cancérologie.

En ce qui concerne la prévention, les cabines de bronzage sont dans le collimateur et feront l’objet d’information grand public. Des restrictions à la mise sur le marché sont prévues pour les produits de protection solaire limitée aux UVB. Une information sera aussi développée sur la vaccination anti-HPV pour les adolescentes et leurs parents. Plus largement, des guides de référence grand public sur tous les types de cancers devront être édités dans les 5 ans.

En matière de dépistage, le cancer du col de l’utérus fera l’objet d’un programme pilote et la vaccination anti-Papillomavirus sera évaluée. Le dépistage du cancer du sein doit passer de 52 % à 65 % en 2013, mais priorité pourrait être donnée au programme national (le dépistage individuel étant éventuellement déremboursé). L’objectif de dépistage du cancer colorectal devra lui passer de 43 % à 60 % alors que des doutes subsistent quant à son utilité dans le cancer de la prostate, dont la stratégie de détection précoce reste à définir.

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A noter enfin que la sortie plus rapide du dispositif ALD pour les personnes guéries du cancer (sauf pour les examens de suivi) est toujours d’actualité.