Offensive contre la campagne de publicité de Michel Edouard Leclerc

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Publié le 9 janvier 2010
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Le syndicat des pharmaciens du Var attaque la dernière campagne de publicité de Michel Edouard Leclerc. Il propose des affiches dans les 375 officines varoises que leur titulaire soitsyndiqué ou non. Ces affiches mettent l’accent sur le coeur de métier. Elles rappellent que « le pharmacien est une personne connue et qui vous connaît, près de votre domicile ou de votre travail et à qui l’on peut parler en confiance de questions délicates ou intimes. »

La campagne du syndicat fait état du récent sondage de l’Ordre où « 96 % des personnes interrogées pensent que le pharmacien d’officine est un professionnel de santé indispensable, 94 % précisent avoir confiance en leur pharmacien pour les conseiller sur les médicaments et 91 % considèrent que, sans l’existence des pharmacies, les médicaments pourraient être mal utilisés. » L’affiche conclut : « La pharmacie n’est pas un commerce comme les autres, le médicament n’est pas un produit comme les autres car il touche à l’essentiel : notre vie et notre intégrité physique… Qui dit mieux et le prouve ? »

Dons d’honoraires

Pour Michel Siffre, président du syndicat, « cette affiche est à la disposition de tous les départements intéressés. » Décidé, avec son conseil d’administration, à ne plus se laisser faire, il est à l’origine d’une autre initiative. Depuis le 21 décembre, les 250 adhérents de son syndicat s’engagent à reverser à des oeuvres caritatives l’intégralité de l’indemnité de 1,20 Û perçue pour la délivrance de la dotation d’État d’antiviraux et de masques. Une manière pour eux de protester contre « l’aumône du gouvernement aux officinaux » et d’en prendre le contre-pied. Il insiste : « Ce geste doit montrer à la population que les pharmaciens varois savent se mobiliser pour lutter contre la grippe H1N1. Et gratuitement. »

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