- Accueil ›
- Profession ›
- Socioprofessionnel ›
- LE LEEM PREND L’OPINION PUBLIQUE À TÉMOIN
LE LEEM PREND L’OPINION PUBLIQUE À TÉMOIN
Les industriels du médicament sont mécontents de la volonté de Xavier Bertrand de créer une taxe pour financer la formation médicale continue. Et le Leem le fait savoir dans une campagne auprès de l’opinion publique et des parlementaires.
Le 2 septembre, les lecteurs de 61 titres de la presse quotidienne régionale ont pu lire une tribune publiée par Les Entreprises du médicament intitulée « Médicaments : ne nous trompons pas d’enjeu ! ». Le Leem veut ainsi interpeller le grand public sur le projet de loi sur le médicament présenté par Xavier Bertrand. Et expliquer son point de vue : « oui au renforcement de la sécurité sanitaire et à la protection des patients » ; « non au détournement des objectifs de santé publique, par l’instauration de nouvelles taxes sur les entreprises, de nouvelles contraintes administratives et de barrières à l’innovation préjudiciables aux patients ».
Le texte est long et rappelle notamment le poids de l’industrie pharmaceutique en France avec ses 106 000 salariés et son budget de 5 milliards d’euros pour la recherche médicale. Il met également en avant le soutien du Leem à certaines mesures du projet telles que la transparence sur les conflits d’intérêts entre laboratoires et experts scientifiques.
Le Leem tient à ce que le coût de sa campagne soit connu
Les arguments du Leem restent d’ordre général. Il est quasiment muet sur les autorisations temporaires d’utilisation et la taxe qui doit contribuer au financement de la formation médicale continue. La création de cette taxe ne figurant pas dans le projet de loi du ministre de la Santé. Elle doit être inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012. Il est vrai que le grand public, même bien informé, n’a pas dû se pencher sur les articles du texte présenté par Xavier Bertrand. Ce qui n’est pas le cas des parlementaires, qui vont examiner ce projet de loi. D’où le courrier personnalisé que le Leem leur adresse dans un second temps.
Le Leem annonce que sa campagne dans la presse a coûté 300 000 euros. Christian Lajoux, président du Leem (lire ci-contre), regrette que la presse quotidienne régionale n’a pas voulu publier cette information, estimant qu’elle aurait contribué à la transparence.
L’Afssaps répond au Leem
Le 2 septembre, en réponse au Leem, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a précisé sa politique en matière d’autorisations temporaires d’utilisation (ATU). Dans sa campagne, le Leem écrivait en effet que cette politique « pourrait priver la population d’un accès à l’innovation ». Pour l’Afssaps, sa décision de « privilégier l’octroi d’ATU de cohorte et la mise en place d’essais cliniques » répond à l’objectif de « sécuriser la chaîne des médicaments ne disposant pas d’AMM » et de « favoriser la recherche ». L’Afssaps précise que les ATU nominatives « continuent d’être accessibles en sus des ATU de cohorte ».
- Rémunération des pharmaciens : une réforme majeure se prépare-t-elle ?
- Les métiers de l’officine enfin reconnus à risques ergonomiques
- Remises génériques : l’arrêté rectificatif en passe d’être publié
- Réforme de la rémunération officinale : quelles sont les propositions sur la table ?
- Paracétamol : quel est cet appel d’offres qui entraînera des baisses de prix ?
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
