Leclerc reconnaît près de 70 % d’erreurs dans ses fichiers

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Publié le 21 janvier 2012 | modifié le 16 août 2025
Par Magali Clausener
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Le 12 janvier, la société Galec (Leclerc), Univers Pharmacie et l’UDGPO (Union des groupements de pharmaciens d’officine) se sont retrouvés au tribunal de Colmar pour l’affaire de l’étude comparative de prix de produits de parapharmacie (voir Le Moniteur n° 2909 du 10/12/2011 et n° 2910 du 17/12/2011). Surprise : l’avocat de Leclerc, maître Gilbert Parléani, a reconnu que le panel de pharmacies comportait des erreurs à hauteur de 68 % ! « C’est évidemment inadmissible », déclare Daniel Buchinger, président d’Univers Pharmacie et de l’UDGPO.

Le tribunal rendra sa décision le 9 février

De fait, Leclerc se retourne maintenant contre les intermédiaires, dont Celtipharm. Ces sociétés spécialisées dans les bases de données lui ont fourni les fichiers de pharmaciens a priori non actualisés, ce qui aurait faussé les résultats de l’étude comparative. Les pharmaciens ont néanmoins persisté dans leurs demandes : 400 000 euros de dommages et intérêts, le retrait des cartes de fidélité Leclerc en circulation qui comportent la mention « santé », le changement du nom du domaine « sesoignermoinscher.com ». Le tribunal rendra sa décision le 9 février prochain.

Daniel Buchinger a bon espoir de remporter la partie. Le juge a cependant disjoint les deux affaires, estimant que des pièces manquaient pour pouvoir sanctionner ou non les intermédiaires à la place de Leclerc.

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