Les médecins rattrapés par les génériques

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Publié le 31 mars 2012
Par Magali Clausener
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Le rapport à charge de l’Académie de médecine contre les génériques aura été vain. L’avenant n° 3 de la convention médicale sur « les indicateurs de qualité de la pratique médicale » (paru au JO du 22 mars), précisant les objectifs intermédiaires que les médecins devront atteindre en 2012 pour être rémunérés par l’Assurance maladie, a instauré un paiement « à la performance » basé sur des indicateurs de suivi des pathologies chroniques, de prévention et d’efficience… dont la prescription en nombre de boîtes dans le Répertoire des génériques. Six classes de médicaments sont concernées : antibiotiques, IPP, statines, antihypertenseurs, antidépresseurs, IEC. Pour les antibiotiques, l’objectif est égal ou supérieur à 90 % de prescriptions de génériques par rapport à l’ensemble des prescriptions du médecin traitant, avec un objectif intermédiaire de 80 %. Pour les statines, les deux objectifs sont respectivement de 70 % et de 46 % et, pour les hypertenseurs, de 65 % et 64 %.

Obtenir une convergence entre les conventions

« Au travers de l’ensemble des conventions, on a une convergence d’idées, remarque Philippe Gaertner, président de la FSPF. Pour le générique, il faut maintenant se mettre autour d’une table avec les médecins et l’Assurance maladie, et voir les problèmes pour les résoudre. » Pour Gilles Bonnefond, président de l’USPO, « il doit y avoir complémentarité entre pharmaciens et médecins. Les médecins doivent prescrire dans le Répertoire et les pharmaciens délivrer. L’avenant est une première étape, mais il ne comporte pas de référence aux autres professionnels de santé, alors que ce suivi peut s’envisager avec eux ». A quand un rapport de l’Académie nationale de chirurgie dentaire ?…

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