Pharmacies minières : l’USPO et l’URPS-pharmaciens se mobilisent

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Publié le 4 mai 2013
Par Jean-Luc Decaestecker
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Le débat sur les pharmacies minières n’est pas prêt de se terminer. Certes, la parution du décret au Journal officiel le 28 mars a abrogé l’article 80 du décret du 30 août 2011, qui avait transféré la gestion des pharmacies minières au régime général d’assurance maladie. Mais leur avenir reste encore en suspens. C’est pourquoi certaines instances de la profession se mobilisent. A commencer par Gilles Bonnefond. Lors d’une réunion d’information à Lille le 16 avril, le président de l’USPO a rappelé la « mobilisation » active du syndicat sur le sujet. Une rencontre a d’ailleurs été sollicitée auprès du préfet honoraire Philippe Ritter, désigné par Marisol Touraine pour animer une instance de coordination stratégique chargée d’accompagner les évolutions du régime minier (voir page 10).

Le danger d’une ouverture au public

De son côté, Jean-Marc Lebecque, président de l’URPS-pharmaciens Nord-Pas-de-Calais, a pris l’initiative d’adresser aux députés de la région un courrier de trois pages leur expliquant « les risques inhérents à l’ouverture à tout public des pharmacies minières [et le] danger qui en résulterait ». Dans cette lettre, datée du 12 avril, il fait état de son inquiétude pour les officines du Nord-Pas-de-Calais. « Dans notre région, au regard des règles actuelles d’implantation, le réseau affiche de fait un excédent de plus de 310 officines. A cela s’ajoutent des pharmacies minières hors quorum, puisqu’attachées à un régime spécial et exclusif ; elles n’ont jamais été incluses dans la loi de répartition géographique. » Jean-Marc Lebecque se préoccupe notamment du sort de « plus de 233 officines qui sont directement impliquées dans le périmètre de rayonnement des 16 pharmacies minières ». Il engage les députés à éclairer les ministères concernés « sur un particularisme social très mal connu en dehors de la région. »

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