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« J’ai fait le choix d’être transparent et de ne pas nier la situation »
Teva Laboratoires vient de lancer une nouvelle campagne institutionnelle sur le petit écran, « Quand la santé va, tout va ! ». Faut-il y voir une relation de cause à avec suite la crise du Furosémide ? Réponse d’Erick Roche, son président.
LE MONITEUR : La campagne institutionnelle de Teva Laboratoires arrive quelques semaines après le rappel des lots de Furosémide Teva 40 mg. Est-ce lié ?
ÉRICK ROCHE : Cette campagne était prévue depuis longtemps. Elle a été tournée en mai dernier, un mois avant le rappel des lots de Furosémide. Initialement, nous avions prévu de la déployer en octobre, mais nous avons décidé d’avancer sa diffusion d’un mois pour corriger un éventuel impact de la crise. Quoi qu’il en soit, le message de cette campagne institutionnelle n’a pas changé : Teva n’est pas seulement un laboratoire de génériques, car la moitié de son activité porte sur des traitements, notamment contre les maladies neurodégénératives, le cancer, l’asthme ou encore les troubles fonctionnels intestinaux. Or, ce pôle de recherche innovant est encore inconnu du grand public.
Comment avez-vous vécu cette crise ?
Teva Laboratoires a été victime de cet événement et s’est trouvé crédité d’une notoriété en quelque sorte forcée, qui a bondi à 21 points après la crise, alors que le laboratoire était peu connu jusque-là. Néanmoins, comme l’événement s’est produit dans un laps de temps court, une minorité de personnes s’en rappelle réellement. Une enquête TNS Sofres, menée en juillet dernier, révèle que 46 % des personnes interrogées se souvenaient d’un événement survenu avec un médicament et, parmi elles, 17 % l’associaient à Teva, soit à peine 8 % des sondés. 81 % de ces personnes considèrent d’ailleurs que la crise a été bien gérée par Teva et 95 % que le rappel était une décision responsable.
Quelle a été votre stratégie de communication au moment de la crise ?
Nous avons justement choisi de communiquer ! J’ai fait le choix d’être transparent et de ne pas nier la situation dès les premiers jours. En un mois, j’ai donné une cinquantaine d’interviews dans les médias nationaux, mais aussi dans la presse quotidienne régionale, pour expliquer les actions que nous mettions en œuvre pour comprendre l’origine du problème. Nous avons aussi beaucoup agi, d’abord en étendant le rappel à tous les lots de Furosémide 40 mg. Nous avons également ouvert un centre téléphonique, qui a reçu près de 12 000 appels de patients, vérifié visuellement et sous contrôle d’huissier quelque 350 000 comprimés, ou encore, par mesure de précaution, suspendu pendant les deux jours de l’inspection l’expédition de nos 250 produits conditionnés à l’usine de Sens. Si c’était à refaire, nous communiquerions et agirions de la même façon.
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