Monsieur le Préfet

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Publié le 23 février 2002
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Voici la copie d’un courrier adressé au préfet des Hauts-de-Seine par un confrère de Châtenay-Malabry.

« Ayant reçu hier matin l’arrêté de réquisition émanant de vos bureaux, j’ai assuré cette nuit la garde prévue afin, comme l’indique votre courrier, « d’assurer une réponse au public en cas de demandes urgentes ».

[…] Pour le public, une demande urgente cette nuit était à 3 heures du matin une ordonnance pour un flacon de collyre Opticron (pour les allergies). Je conçois bien qu’un oeil qui gratte un peu ne puisse attendre même quelques heures !!!

Il ne s’agit pas d’un cas exceptionnel. Depuis plusieurs années j’assure des gardes de nuit et c’est toujours le même scénario : aucune vraie urgence (elles sont généralement traitées à l’hôpital), mais des petits « bobos » que les patients, qui grâce aux gouvernements successifs sont devenus des assistés, ne peuvent plus supporter.

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Monsieur le Préfet, j’ai assuré ma garde de nuit (pour une rémunération de 26 francs). […] »