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Ne pas confondre santé et médicament
« Les dépenses des ménages sur le poste de la restauration ont augmenté plus vite que les dépenses de santé. » Cet exemple fort, cité la semaine dernière par Christian Babusiaux, président de l’Institut national de la consommation, illustre à lui seul tout son propos : battre en brèche les idées reçues sur les dépenses de santé des Français. Tout le monde s’accorde à penser que la France souffre d’une « névrose du médicament », d’un « trouble obsessionnel du comportement collectif ».
Pourtant, même si des faits objectifs comme la part de PIB consacrée au médicament (2 %) existent, Christian Babusiaux recadre la problématique. Il calme les esprits en rappelant que la préférence des Français pour le médicament n’empêche pas une cohésion des dépenses de santé qui n’évoluent pas plus vite que l’ensemble de l’économie. En effet, il souligne que sur cinq années de projets de loi de financement de la Sécurité sociale, les dépenses de santé n’ont crû que de 0,2 point de plus que le PIB, et estime que la perspective des objectifs fixés par rapport aux résultats ne peut conduire qu’à une impression de dérive en raison de leur ambition.
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