DOURDAN : Une dérogation à l’origine d’une guerre des pharmacies

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Publié le 5 octobre 2002
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Un peu plus de 400 personnes ont défilé le 29 septembre dans les rues de Dourdan (10 000 habitants, Essonne) pour protester contre la fermeture d’une des cinq pharmacies. Le 4 juillet, le tribunal administratif de Versailles retirait la licence d’exploitation d’Action Pharma (nom de la pharmacie) pour… la troisième fois ! Installés dans un centre commercial depuis 1997 par voie dérogatoire, Philippe Normand et Frédéric Ferrier se sont attiré les foudres de leurs quatre confrères de la ville qui, depuis cette date, adossés au syndicat départemental, contestent devant les tribunaux leur installation. « Le retrait de la licence est une application logique de la législation en la matière », commente Me Fallourd, avocat du syndicat. « Il s’agit d’une pharmacie deux fois dérogatoire puisque il existait déjà une pharmacie supplémentaire qui bénéficiait d’une dérogation, explique Patrick Chavenon, président du syndicat départemental. On se demande pourquoi un préfet a pris une telle décision. »

« Nous avons bousculé les habitudes locales en ouvrant de 9 à 20 h six jours sur sept, remarque Philippe Normand. C’est sans doute là le fond du problème car les besoins de la population des villages alentour n’étaient pas couverts. »

Les deux associés ont fait appel de la décision et espèrent aujourd’hui que l’Ordre laissera le temps à la cour d’appel de faire son travail. Sans licence, celui-ci pourrait les radier. Mais l’apaisement reste possible. Les représentants de chaque officine devaient se retrouver jeudi dernier pour tenter de trouver une solution confraternelle.

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