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CAMPAGNE : Deux spots télé pour briser le réflexe antibiotique
La CNAM lance le 12 octobre une campagne TV destinée à casser l’idée reçue des Français : « maladie courante égale antibiotique ».
Les antibiotiques, c’est pas automatique » : cette enquête IPSOS*, rendue publique le 4 octobre par l’Assurance maladie, révèle que les antibiotiques sont perçus par les Français comme des médicaments banals utilisés lors de maladies courantes et pour lesquels le respect de l’ordonnance n’est pas forcément nécessaire. 12 % y déclarent avoir pris des « restes d’antibiotiques » sans prescription et 60 % des généralistes reconnaissent qu’il est difficile de ne pas céder à la pression de la demande.
Avec la diffusion gratuite aux médecins d’un test de diagnostic rapide de l’angine et un programme d’accompagnement des professionnels de santé, le plan d’action de l’Assurance maladie forme donc un tout pour éviter le recours excessif aux antibiotiques et réguler les problèmes d’antibiorésistance des bactéries.
Idées reçues. Deux spots TV défileront sur l’ensemble des chaînes pendant six mois à partir du 12 octobre. Le premier se déroule dans un ascenseur, au travail, et illustre l’idée reçue selon laquelle « quelqu’un qui ne prend pas d’antibiotique n’est pas vraiment malade », tandis qu’un second film autour du dîner familial dénonce la croyance : « Quand on est malade, le plus efficace pour guérir, c’est forcément les antibiotiques. » Contrairement à ces spots qui veulent ébranler certains poncifs, les affichettes et dépliants qui seront disponibles dans les cabinets médicaux, les crèches et PMI… et dans les officines ont un but pédagogique. Des sites Internet médicaux grand public relaieront aussi cette campagne.
* Réalisée en juin 2002 auprès de 1 000 patients et 800 médecins.
Le bon usage de l’antibiothérapie selon l’Afssaps
Les médecins n’ont plus d’excuses pour prescrire des antibiotiques dans les pathologies virales. Outre le Test’angine auquel ils ont accès gratuitement et la campagne de l’Assurance maladie qui devrait alléger la pression des patients, ils reçoivent actuellement des « recommandations de bonne pratique concernant le bon usage des antibiotiques ». L’Afssaps appelle à la mobilisation, soulignant que « la France, qui consomme jusqu’à cinq fois plus d’antibiotiques que certains pays d’Europe de l’Ouest, est un des pays les plus touchés par la résistance bactérienne ».
Les situations qui relèvent ou non d’une antibiothérapie et les molécules à utiliser selon les cas sont détaillées sur le site de l’Afssaps* pour sept pathologies : rhinopharyngite, angine, otite moyenne aiguë, sinusite aiguë, bronchite aiguë, exacerbations de bronchite chronique, infections respiratoires basses.
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