1RE ANNÉE COMMUNE :: Une réforme coûteuse

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Publié le 5 avril 2003
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Pour que la première année d’études commune aux professions de santé voie le jour, il faudra absolument dégager des « moyens supplémentaires » assure, dans un rapport d’étape, la commission interministérielle (Santé et Education) chargée de définir les modalités de la réforme. Cette année commune devrait concerner douze professions de santé, ce qui induit un doublement voire un triplement des élèves inscrits et suppose donc de dégager des moyens matériels et financiers importants.

Dirigée par Domitien Debouzie, président de l’université Lyon-I, la commission souhaite « créer une culture commune aux professionnels de santé » et mettre fin au « gâchis humain » des étudiants recalés en première année de médecine ou de pharmacie. La commission se prononce en faveur « de concours distincts par profession de santé », pour éviter un classement général qui aboutirait à une « hiérarchie entre les professions ». Le premier semestre serait commun aux étudiants, le second offrant deux voies possibles, l’une plutôt scientifique, l’autre davantage orientée sur les sciences humaines et sociales.

Enfin, des passerelles seraient mises en place : des titulaires de licence ou des professionnels de santé ayant validé leur expérience pourraient être admis sur dossier dans les cursus. 10 à 15 % du numerus clausus pourrait y être consacré chaque année. La commission devrait rendre son rapport définitif au début de l’été.

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