Quelles sont les conséquences d’une infection à streptocoque B au cours de la grossesse ?

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Publié le 1 avril 2023
Par Delphine Guilloux
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Le streptocoque du groupe B (Streptococcus agalactiae) comme le streptocoque du groupe A (S. pyogenes), responsable d’angine notamment, sont des bactéries présentes dans la flore commensale. Le streptocoque B peut être retrouvé dans la flore digestive et vaginale. En cas de colonisation durant la grossesse, les manifestations vont de l’absence de symptômes à l’infection urinaire ou intra-utérine, voire à l’infection généralisée. Le risque de transmission de la bactérie au nouveau-né, qui se produit principalement via l’inhalation ou l’ingestion des sécrétions vaginales lors de l’accouchement, est d’environ 50 % en l’absence d’antibioprophylaxie administrée à la mère. Les nouveau-nés ont alors un risque de 1 à 2 % de développer une infection. Dans 80 % des cas, celle-ci survient précocement, c’est-à-dire dans les 24 premières heures de vie, et plus rarement (20 % des cas) entre la première semaine de vie et le troisième mois. Elle se manifeste par une détresse respiratoire, surtout en cas d’infection précoce, ou encore par une méningite, lors d’infection tardive principalement. En dehors de certaines situations, un dépistage est recommandé systématiquement entre 34 et 38 semaines d’aménorrhée. Si le résultat est positif (5 à 40 % des cas), une antibioprophylaxie peut être administrée à la mère durant l’accouchement. Une infection à streptocoque B survient également parfois chez les personnes âgées et les patients immunodéprimés (diabétiques, atteints de cancer, etc.) ; elle se manifeste alors par une arthrite, une endocardite ou une méningite.

  • Sources : Institut Pasteur ; cerballiance.fr.

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