Médicament remboursable : La prise en charge à 100 % dope les dépenses de santé

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Publié le 30 mai 2003
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La dernière étude publiée par la DREES, sur le marché du médicament remboursable en 2002, met en évidence une croissance de 4,58 %, bien loin des quelque + 7 % de dépenses de médicaments… Preuve que c’est l’augmentation des prises en charge à 100 % (+ 11,4 % en 2002), plus que les ventes de médicaments, qui dope les dépenses.

L’étude montre un marché du médicament de 14,944 milliards d’euros en France l’an dernier, en croissance plus modérée qu’en 2001 (+ 7,1 %) et 2000 (+ 8,8 %). Dix classes thérapeutiques sur 332 concentrent 81 % de la croissance (3,70 points sur un total de + 4,58). Onze classes font un tiers du marché et vingt-quatre près de la moitié.

Ce sont les produits traitant l’appareil respiratoire, l’appareil digestif, le système nerveux central et l’appareil locomoteur qui tirent la croissance. A l’inverse, ceux qui ont l’effet le plus négatif sur cette croissance sont les corticoïdes inhalés, les pénicillines à spectre large par voie orale, les stimulants bêta-2 à action retardée, les vasoprotecteurs, les produits de vasothérapie et de thérapie coronarienne, les antagonistes récepteurs H2, les céphalosporines orales, les macrolides et les progestogènes.

La DREES remarque que la pénétration des génériques demeure inégale, notant à regret que seules 64 classes possèdent des présentations génériques, alors que près de 40 % des médicaments remboursables pourraient à l’avenir donner lieu à des génériques puisque étant sur le marché depuis plus de vingt ans.

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