Languedoc-roussillon : Pharmaciens piégés mais relaxés

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Publié le 6 septembre 2003
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Traduits devant la chambre de discipline du conseil régional de l’Ordre du Languedoc-Roussillon pour « sollicitation de clientèle et publicité » (voir Le Moniteur des pharmacies n° 2495), les deux plus « gros » officinaux nîmois ont été relaxés.

En novembre dernier, René Bramont et Christian Gerbaud avaient été cités dans un hebdomadaire local au fil d’un article titré « Nîmes, la guerre des pharmacies fait baisser les prix ». Le premier y expliquait que « les marges étaient telles qu’elles permettaient de pratiquer des prix nettement plus bas » à l’époque où « nous avons initié une politique du juste prix sur la parapharmacie ». Le second y avançait notamment que « Nîmes est devenu l’Andorre de la parapharmacie : les gens viennent chez nous depuis Arles, Avignon et même Montélimar pour profiter de nos prix ». Christian Gerbaud apparaissait par ailleurs en photo sous un panneau « Prix bas permanents ». Devant la chambre de discipline du conseil régional, l’un et l’autre avaient soutenu s’être fait piéger « par un journaliste au comportement déontologique irresponsable et malhonnête ». Journaliste à qui René Bramont avait adressé une lettre pour l’inviter « à veiller au respect de l’interdiction de publicité directe ou indirecte » à laquelle sont soumis les pharmaciens.

Ah, ces journalistes !

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