Eure-et-Loir : Les gardes se mettent au 17

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Publié le 24 janvier 2004
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Le syndicat des pharmaciens et la préfecture d’Eure-et-Loir viennent d’aboutir à un nouvel accord d’organisation des gardes de nuit et de week-end. Plus que pour des problèmes de sécurité, c’est avant tout parce que le système en vigueur montrait quelques lacunes.

« Plusieurs pharmaciens étaient mécontents parce que certains de leurs confrères échappaient aux gardes. Depuis le 1er janvier, la totalité des 133 pharmaciens du département sont impliqués dans ce nouveau système avec une liste établie pour six mois », explique Jean-François Philippe, président du syndicat.

Désormais, les clients en zone rurale devront composer le 17 (gendarmerie) pour connaître le nom des pharmaciens de garde alors que dans les agglomérations de Chartres et Dreux, cette information continuera à être communiquée par le commissariat de police. Le département a été découpé en huit secteurs afin qu’aucun habitant ne soit à plus d’un quart d’heure d’une pharmacie de garde. Cela a été possible notamment en impliquant des pharmacies situées dans des communes de départements limitrophes.

En vigueur depuis quelques semaines, ce système a déjà fait ses preuves : « Les pharmaciens, les clients et les gendarmes ont parfaitement joué le jeu », se réjouit Jean-François Philippe. Une réussite qui pourrait inciter le Conseil de l’Ordre à préconiser cette organisation aux autres départements de la région.

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