Réserve hospitalière : La bonne sortie de Roche

Réservé aux abonnés
Publié le 3 juillet 2004
Mettre en favori

Selon une étude Dafsa (spécialiste de l’information économique) de juillet 2003, 43 % des officinaux ne connaissaient pas les noms des médicaments récemment sortis de la réserve hospitalière et 32 % seulement fournissaient systématiquement des conseils sur ces produits. L’étude met aussi en évidence leur besoin d’être informés des passages en ville avant la première visite du patient à l’officine, ainsi que sur les produits et les procédures de délivrance, et leur souhait d’avoir un « référent » au niveau de l’hôpital (le pharmacien hospitalier) comme du laboratoire.

On comprend mieux, dans ce contexte, le fort taux de satisfaction (82 %) rencontré chez les officinaux ayant participé au dispositif mis en place par Roche pour rapprocher pharmaciens hospitaliers et officinaux à l’occasion du passage en ville, en janvier 2004, de son immunosuppresseur CellCept. Objectifs de cette opération déclenchée très en amont (5 semaines avant la sortie) : transférer les connaissances, faciliter la coordination entre la ville et l’hôpital pour une prise en charge optimisée du patient et fédérer sur le long terme les acteurs de santé.

Si cette expérience jugée très positive par tous peut préfigurer l’organisation de vrais réseaux ville-hôpital au bénéfice du patient, il semble qu’elle ne soit pas généralisable à tous les médicaments. « Nous verrons au fur et à mesure des produits qui sortiront de la réserve hospitalière », indique Claude Japhet, président de l’UNPF. Un avis partagé par Gilles Aulagner, président du SNPHPU (syndicat hospitalier), qui souhaite disposer « d’un système souple et libéral face à des patients dont les problèmes et la psychologie vont être éminemment différents selon les pathologies ».

Publicité