AIDES a une dent contre les dentistes

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Publié le 5 décembre 2015
Par Anne Drouadaine
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L’association AIDES, qui lutte contre le VIH/sida et les hépatites virales en France, a publié un rapport sur les discriminations dont sont encore souvent victimes les personnes séropositives. Bien que l’accès aux soins soit normalement garanti sans distinctions par des dispositions légales, dans les faits, des cas récurrents de refus de soins ou de discriminations sont rapportés par des personnes vivant avec le VIH.

L’accès aux soins dentaires et gynécologiques est particulièrement dans le viseur et l’association a réalisé une enquête téléphonique auprès de spécialistes de 20 villes françaises. 6 % de refus directs ou déguisés ont été constatés dans les cabinets de gynécologie lors d’une demande de rendez-vous pour frottis. Dans les cabinets dentaires, 33,6 % de refus ont été relevés lors d’une demande de rendez-vous pour détartrage.

Le motif de refus de soins le plus invoqué est celui des aménagements ou des horaires spécifiques requis pour les personnes séropositives. Et ce, alors qu’en 2007 le Haut Conseil de la santé publique a publié un avis « ne recommandant pas l’instauration d’un ordre de passage pour tout patient porteur des virus VHC, VHB et VIH lors d’actes invasifs médico-chirurgicaux ».

L’Ordre national des chirurgiens-dentistes a rapidement réagi, rappelant en outre que « les patients doivent tous bénéficier d’une même chaîne de décontamination et de stérilisation ».

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