Mettre le holà grâce aux outils du RPPS

Réservé aux abonnés
Publié le 30 janvier 2016
Par Annabelle Alix
Mettre en favori

Les futures « Madame Ho » (voir Le Moniteur n° 3110) et autres usurpateurs peuvent se faire du mouron : la traque aux faux diplômes est enclenchée. Jeudi 21 janvier, le ministère de l’Education nationale a annoncé la création pour l’hiver prochain d’un service numérisé d’authentification des diplômes (notamment universitaires) délivrés depuis 15 ans.

De son côté, l’Ordre des pharmaciens s’appuiera bientôt sur le Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) pour filtrer les nouvelles inscriptions aux tableaux. L’outil est tout trouvé. Le dispositif prévoit d’attribuer un numéro personnel et pérenne à tous les pharmaciens accomplis ou en devenir (dès la 2e année d’études validée), qui permettra d’« accéder informatiquement à l’identité et au parcours des intéressés : stages, diplômes… », explique le président de l’Ordre régional d’Ile-de-France Martial Fraysse. Celui-ci prévoit d’étendre le contrôle à tous les primo-inscrits en section A. Les cursus incomplets, voire inexistants dans le répertoire, lèveront le voile sur les impostures.

Derniers réglages avant le lancement fin 2016

Deux régions pilotes (Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte d’Azur) ont initié les tests de flux informatiques entre les facultés, qui renseignent l’information, et l’agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP), qui la sécurise. Le processus devrait progressivement s’étendre à tout le territoire.

En Ile-de-France, « le dispositif sera prêt à l’emploi dans le courant de l’année », estime Martial Fraysse. Et d’ajouter que sa « base de données recense actuellement tous les diplômés depuis 1998. Les diplômes plus anciens seront contrôlés au fil de leurs éventuels mouvements (réinscriptions, changements de section…) via un coup de fil à la faculté concernée ». Exit, donc, le simple examen visuel du document, jusque-là de rigueur. Le nouveau système s’annonce plus performant…

Publicité